Bruxelles, 22/04/2013 (Agence Europe) - L'Union européenne veut mener des contrôles inopinés à l'échelle européenne pour détecter d'éventuels cas de fraude alimentaire, à la suite du scandale des plats préparés à la viande de cheval étiquetée bœuf.
Le principe de tels tests a été approuvé vendredi 19 avril par le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. La Commission européenne a fait une recommandation en ce sens qui a été approuvée par les États membres. Pratiquer des tests inopinés vise à avoir le plus grand effet dissuasif possible.
L'idée serait de pouvoir réaliser sans prévenir, à l'échelle européenne, des tests durant trois semaines à un mois sur un type de produit pour déterminer s'il comporte des traces ADN d'un aliment non mentionné sur l'étiquette. Mais il reste des problèmes techniques à surmonter, notamment la question du coût, a-t-elle ajouté.
Le Comité s'était réuni vendredi pour examiner les résultats des tests pratiqués dans les 27 pays de l'UE après le scandale de la viande de cheval (EUROPE n° 10828). Ces tests ont révélé que près d'un produit alimentaire sur 20 testé en Europe contenait de la viande chevaline, et près de trois fois plus en France qui affiche le score le plus élevé.
La Commission avait accepté un cofinancement (par le budget communautaire) jusqu'à 150 tests dans chaque État. Chaque test revient à 400 euros.
La Commission souhaite par ailleurs durcir les sanctions financières applicables en cas de fraude alimentaire. Une proposition en ce sens sera présentée dans les prochains mois.
Le scandale de la viande de cheval a fait tache d'huile en Europe depuis la découverte mi-janvier, en Irlande et au Royaume-Uni, de hamburgers contenant de la viande chevaline. Il a provoqué le retrait de millions de plats préparés des rayons des supermarchés, dont les ventes ont, par ailleurs, chuté, et ébranlé la confiance des consommateurs. (LC)