Bruxelles, 15/04/2013 (Agence Europe) - C'est un revers pour le groupe des Verts/ALE au Parlement européen: la conférence des présidents des groupes politiques du PE a refusé, jeudi 11 avril, la demande des verts concernant la création d'une commission parlementaire spéciale pour faire la lumière sur les circonstances ayant abouti à la démission du commissaire à la Santé John Dalli (EUROPE n° 10813). Seul le groupe GUE/NGL a soutenu la demande du groupe Verts/ALE qui souhaitait que la commission spéciale évalue aussi, à la lumière de l'affaire Dalli, les règles concernant le comportement des lobbyistes et la prévention des conflits d'intérêts.
L'Allemande Rebecca Harms, co-présidente du groupe des Verts/ALE, a estimé que « le rejet presque unanime de la mise en place d'une commission spéciale sur la révision du code de conduite des députés et des commissaires européens ainsi que sur les règles existantes sur le contrôle des activités des lobbyistes ne correspond pas aux attentes des citoyens ». Elle stigmatise notamment le « rôle inexpliqué » de l'industrie du tabac dans le processus législatif.
Qualifiant ce rejet d'incompréhensible, José Bové (Verts, français) s'interroge: « Les présidents de groupe qui ont voté contre cette proposition souhaitent-ils que l'omerta continue ? »
PPE, S&D et ADLE auraient estimé qu'analyser les règles de lobbying ne constitue pas en ce moment une priorité. Surtout que le registre de transparence des lobbyistes, commun au Parlement et à la Commission, est en cours de révision. Le PPE souhaiterait aussi protéger le président de la Commission, José Manuel Barroso, d'une audition devant une telle commission spéciale. (LC)