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Bulletin Quotidien Europe N° 10827
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Les producteurs de viande bovine dans la tourmente

Bruxelles, 15/04/2013 (Agence Europe) - Le COPA-COGECA a mis en garde, vendredi 12 avril, contre la situation catastrophique à laquelle est confronté le secteur européen de la viande bovine.

Le président du groupe de travail sur ce sujet, Pierre Chevalier, a expliqué que la situation est difficile dans le secteur de la viande bovine à cause des conditions climatiques défavorables (hiver tardif, fortes précipitations) dans plusieurs pays européens qui ont rendu l'approvisionnement en fourrage difficile. « Les disponibilités en fourrage d'hiver sont faibles et presque épuisées. Les producteurs européens de viande bovine sont pris en étau entre des coûts de production élevés et de faibles marges dans un secteur qui a un des plus bas revenus du secteur agricole », a-t-il précisé.

Pekka Pesonen, le secrétaire général du COPA-COGECA, a estimé que la production européenne de viande bovine est aujourd'hui « très fragile et n'est plus rentable ». Le risque d'une rupture économique et sociale est « majeur », d'après lui, compte tenu du faible revenu dégagé par la production. Il déplore aussi les conséquences des négociations sur des accords bilatéraux avec des pays tiers, qui soulèvent de fortes préoccupations au sein des producteurs de viande bovine. M. Pesonen appelle à des « décisions politiques pour sauvegarder la production européenne de viande bovine et préserver l'avenir du secteur ». Il faut d'après lui que dans les accords commerciaux bilatéraux, l'impact économique et social sur le secteur de la viande bovine soit pris en compte.

M. Chevalier a félicité son collègue irlandais, Henry Burns pour son élection comme président du group consultatif 'viande bovine'.

Les demandes du COPA-COGECA sont les suivantes: il estime que le soutien dans le cadre de la future PAC (politique agricole commune) doit être plus ciblé et que la production doit être encouragée par le biais de la prime à la vache allaitante. Les mesures de gestion du marché, telles que l'intervention, doivent elles aussi être améliorées, selon cette organisation. Le prix à l'intervention doit être actualisé afin de tenir compte de la hausse des prix des intrants, défend-elle aussi. Enfin, il est demandé d'offrir une certaine flexibilité aux agriculteurs afin qu'ils puissent produire des aliments pour animaux au sein de l'exploitation pour leur garantir une autonomie sur le plan de l'alimentation animale. (LC)

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