Bruxelles, 19/02/2013 (Agence Europe) - La France compte encourager ses entreprises à participer aux privatisations en Grèce, a promis François Hollande, mardi 19 février, lors d'une conférence conjointe à Athènes avec le Premier ministre grec, Antonis Samaras. Si M. Hollande a insisté sur la « confiance dans l'action qui est menée depuis plusieurs mois » dans ce domaine par le nouveau gouvernement, les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) avaient, pour leur part, jugé en décembre que le processus de privatisation d'entreprises publiques était trop lent.
M. Samaras s'est réjoui que la France « nous soutienne aujourd'hui pour que l'on puisse sortie de la crise », après avoir, par le passé, appuyé l'entrée de la Grèce dans l'Union européenne et dans la zone euro, mais également l'avoir épaulée pour qu'elle puisse en rester membre. Ce maintien dans l'Eurozone est « acquis », selon le président français, qui a, par ailleurs, loué les « efforts considérables du peuple grec », écrasé sous un taux de chômage supérieur à 25%. « Aucun peuple n'a subi une telle épreuve », a-t-il souligné. Et d'ajouter, « nous avons besoin de plus de croissance en Europe, c'est ainsi que nous pourrons atteindre nos objectifs de réduction des déficits publics », reconnaissant que son pays n'atteindrait pas « les 0,8% qui étaient prévus ». La visite de M. Hollande sur le sol grec contraste avec la venue de la chancelière Angela Merkel en novembre dernier qui avait provoqué une vague de manifestations hostiles. « L'Europe, ça ne veut pas dire choisir, ça veut dire unir », a répondu M. Samaras. (EL)