Bruxelles, 19/02/2013 (Agence Europe) - La Commission d'enquête des Nations unies sur la Syrie a recommandé, le 18 février, au Conseil de sécurité des Nations unies (UNSC) de « prendre les mesures appropriées » et de saisir la Cour pénale internationale (CPI), soulignant que le régime et les forces pro-gouvernementales et les groupes armés rebelles ont perpétré des crimes de guerre, tels que des cas de massacres (5 par les forces du gouvernement, 2 par celles de l'opposition selon Carla del Ponte, membre de la commission), d'assassinats, de torture, d'exécutions sommaires et de viols. « Il est temps de mettre en route la justice internationale », a déclaré Carla del Ponte, ajoutant qu'il est « incroyable » que l'UNSC n'ait pas encore pris de décision.
Appuyant les travaux de cette commission d'enquête, le Conseil des Affaires étrangères a appelé une nouvelle fois, le même jour, dans ses conclusions, le Conseil de sécurité à « traiter d'urgence la situation en Syrie (…), y compris sur une éventuelle saisine de la Cour pénale internationale », rappelant que « tous les responsables de crimes contre l'humanité et crimes de guerre doivent être tenus responsables ».
De plus, selon la commission d'enquête, depuis juillet, la situation des droits de l'homme s'est rapidement dégradée, le conflit devenant de plus en plus intercommunautaire, se radicalisant et se militarisant, avec davantage d'armes et de combattants étrangers. (CG)