Bruxelles, 19/02/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont souligné, lundi 18 février, que l'UE s'assurera que le Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies « traite en priorité la situation très grave des droits de l'homme en Syrie » lors de sa 22ème session du 25 février au 22 mars. Dans leurs conclusions, ils précisent que l'UE insistera sur la nécessité que les auteurs des graves violations et abus en matière de droits de l'homme rendent compte de leurs actes, et sur celle d'empêcher que ces actes restent impunis. L'UE plaide aussi pour que des mesures appropriées soient instaurées concernant le Mali, soulignant qu'elle est « gravement préoccupée » par la situation.
Les ministres souhaitent aussi que l'accent soit mis sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord, pour laquelle elle proposera, avec le Japon, un mécanisme d'enquête indépendant pour appuyer le rapporteur spécial. Ils ajoutent que l'UE soutiendra « activement » la prorogation du mandat du rapporteur spécial sur l'Iran et souhaitent que le CDH continue de travailler sur le Belarus, le Sri Lanka, le Congo, l'Érythrée, le Soudan et le Sud Soudan.
Le Conseil précise qu'« une des tâches essentielles du CDH » sera de renouveler le mandat du rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction. Le droit des enfants et des femmes, des personnes handicapées, des droits de l'homme sur Internet, et la liberté d'association et de réunion sont aussi des priorités de l'UE.
Enfin, les ministres invitent tous les États membres des Nations unies à coopérer de manière effective à l'examen périodique universel sur la situation des droits de l'homme. (CG)