Bruxelles, 19/02/2013 (Agence Europe) - À l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre kosovar, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a considéré, mardi 19 février, que cette « semaine est cruciale dans une année importante » pour le Kosovo, alors que la 5ème rencontre entre les Premiers ministres kosovar et serbe était organisée le 19 février. M. Barroso, tout comme le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a expliqué que les résultats du dialogue revêtent une « importance cruciale » pour les relations de l'UE avec Pristina et Belgrade. M. Thaci « a entre ses mains l'opportunité de faire un grand pas vers la prochaine étape sur la voie européenne du Kosovo », a expliqué le président de la Commission.
Pour M. Thaci, les leaders ont « une responsabilité envers les générations à venir dans la normalisation des relations avec la Serbie en tant que deux pays souverains et indépendants ». Il a ajouté que cette 5ème rencontre a pour but de discuter des prochaines étapes avec « l'espoir et l'optimisme d'aboutir à de nouveaux accords et mises en œuvre et bien sûr normaliser nos relations, ce qui impliquerait une européanisation de la région toute entière ».
Accélérer les réformes, pour l'ouverture de l'accord de stabilisation et d'association.
Précisant que « le Kosovo fait des progrès étape par étape », M. Barroso a souligné que c'est « le moment de faire des progrès décisifs et d'accélérer le rythme des réformes. C'est peut-être une année cruciale pour les relations UE-Kosovo », avec la possible décision, avant l'été, sur l'ouverture de l'accord de stabilisation et d'association (EUROPE n° 10750). Si Pristina a déjà accompli « des progrès considérables » dans trois des priorités mises en avant par l'étude de faisabilité sur l'accord - la réforme de l'administration publique, la protection des minorités et l'état de droit -, le président de la Commission a expliqué aussi que le Kosovo s'est engagé à aborder la quatrième priorité, sur le commerce, d'ici mi-mars. M. Van Rompuy et M. Thaci ont souligné l'importance de la coopération de Pristina avec la mission EULEX.
Et alors que M. Barroso et M. Van Rompuy ont appelé le Kosovo à faire encore des progrès sur la mise en place de la législation concernant la libéralisation des visas, M. Thaci a lui demandé à « Bruxelles » de ne pas retarder la libération des visas, « attendue par la population », précisant que la liberté de mouvement est davantage vue comme une question politique que technique. (CG)