Strasbourg, 15/01/2013 (Agence Europe) - Le président du groupe ADLE, Guy Verhofstadt, a demandé, une réaction de la part de l'UE au sujet de la Syrie, réclamant une non fly zone et s'est interrogé sur la raison pour laquelle un Conseil extraordinaire du même type que celui organisé sur le Mali ou la Libye n'a pas eu lieu concernant la Syrie. « Je suis frustré et en colère qu'aucune réunion n'ait été convoquée pour discuter des mesures contre la Syrie (…) Que fait l'Union européenne à propos de la Syrie, je me demande si nous avons même une politique en ce moment », a souligné le président de l'ADLE. « Pourquoi n'y a-t-il pas de zone d'exclusion aérienne, on aurait pu le faire il y a 18 mois ? », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.
Saluant ce que les dirigeants européens font pour le Mali, il s'est demandé pourquoi ils n'ont pas « le courage » de faire la même chose pour la Syrie « dès que possible ». « Faut-il encore 60 000 morts pour que la communauté internationale agisse et demande une interdiction de survol du territoire ? » Il a précisé qu'il est plus facile de déclarer cette interdiction et de fournir des abris pour protéger les réfugiés maintenant qu'il y a quelques mois, car une partie du pays est sous le contrôle de l'opposition. « La situation est comparable à celle de la Libye au début de la chute du régime Kadhafi. Pourquoi on l'a fait en Libye et pourquoi une même intervention n'est-elle pas possible en Syrie ? Je demande une même réaction européenne du côté de la Syrie », a conclu le président de l'ADLE. (CG)