Bruxelles, 15/01/2013 (Agence Europe) - Que ce soit du côté de la Commission européenne ou du Parlement européen, personne ne semble satisfait de la direction que prennent aujourd'hui les négociations entre les États membres sur le prochain cadre financier pluriannuel pour déterminer l'enveloppe budgétaire du futur programme-cadre pour la recherche et l'innovation 'Horizon 2020'. Or, une baisse du budget, même minimale en termes de pourcents, aurait des répercutions directes pour des centaines de PME et sur le nombre de projets financés par l'UE, prévient la Commission.
Intervenant devant les députés du Parlement, mardi 15 janvier à Strasbourg, la commissaire Máire Geoghegan-Quinn, responsable de la Recherche, a estimé que les débats actuels autour du CFP étaient « décevants ». En effet, si la Commission a proposé un budget de 80 milliards et le Parlement de 100 milliards d'euros, les États membres pourraient descendre bien en-deçà. Récemment, la France a fixé une « ligne rouge » à 67-70 milliards (EUROPE n° 10762), ce qui constitue une indication sur la fourchette du montant du budget qui est actuellement sur la table des négociations entre les capitales européennes.
Une baisse du budget d''Horizon 2020' aurait des répercussions multiples, ont plaidé Mme Geoghegan-Quinn et le rapporteur (sur l'établissement d'Horizon 2020), Teresa Riera Madurell (S&D, espagnole). Pour défendre sa proposition, la Commission a sorti de son tiroir une analyse d'impact. Il en ressort qu'une baisse de seulement un milliard d'euros pour 'Horizon 2020' se traduirait directement par l'absence de subventions pour environ 600 PME. En même temps, 500 projets ne verraient pas le jour sur toute la durée du programme-cadre (2014-2020). Un tel résultat aurait des conséquences néfastes sur la crédibilité de l'UE et sur sa capacité à être compétitive et innovante, a prévenu de son côté la députée Riera Madurell. (JK)