Bruxelles, 15/01/2013 (Agence Europe) - La situation sociale au sein de l'UE est restée « dramatique » au troisième trimestre de 2012. Cet adjectif revient régulièrement dans les publications de la Commission, depuis plusieurs années, mais il n'est pas toujours associé aux mêmes réalités. Longtemps en première place, le chômage des jeunes est toujours sujet à des préoccupations majeures. Mais en publiant la dernière édition de la Revue trimestrielle sur l'emploi et la situation sociale dans l'UE, lundi 14 janvier, la Commission s'est attachée cette fois à mettre en valeur un facteur dont l'étendue est en ce moment plus importante, car il touche un plus grand nombre d'Européens - c'est celui de l'exclusion sociale et du risque de pauvreté.
La Commission estime que le PIB de l'UE a probablement décru de 0,5 % sur les douze mois de l'année 2012. La hausse générale du chômage, la baisse du nombre d'emplois et l'accroissement de la fracture entre les États membres (nord-sud) en sont les quelques effets corollaires. Il y a 26 millions de chômeurs dans l'UE, qui ont de surcroît des chances plus faibles qu'avant de trouver un travail. Une des principales implications de cette situation est qu'aujourd'hui un Européen sur quatre risque de tomber dans la pauvreté ou dans l'exclusion sociale. Cette probabilité s'est aggravée dans 18 États membres au cours des quatre dernières années et elle concerne aujourd'hui presque 126 millions de personnes.
Peu de points positifs ont été relevés par cette Revue, à l'exception près d'un écart dans la rémunération entre les femmes et les hommes qui se rétrécit. Ceci est surtout dû, et c'est la dernière donnée qui témoigne d'une quelconque évolution favorable, à l'augmentation de la participation des femmes sur le marché de l'emploi. Une conséquence plutôt inattendue de la crise économique et financière, mais qui s'explique par « un effet secondaire de la crise sur la composition de la main-d'œuvre, avec des secteurs à prédominance masculine qui perdent relativement plus du terrain que dans les secteurs avec la prédominance féminine ». À cela, il faut ajouter que « plus d'hommes acceptent des temps partiels et des emplois temporaires ». (JK)