Bruxelles, 17/12/2012 (Agence Europe) - L'UE a exhorté, lundi 17 décembre, à l'occasion des Conseils de coopération, l'Azerbaïdjan et l'Arménie à maintenir la stabilité au Haut-Karabagh et à s'abstenir de déclarations belliqueuses, agressives et d'actions qui permettraient d'accroître la tension, soulignant ses préoccupations concernant la ligne de front. « Le statu quo est inacceptable. La résolution de ce conflit reste une priorité absolue », ont rappelé la ministre des Affaires étrangères chypriote, Erato Kozakou-Marcoullis, et le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle. « Il n'y a pas de place dans la région pour ce conflit (…). Il gêne la croissance, l'investissement dans de gros projets d'infrastructures. 20 ans de médiation n'ont pas permis de trouver une solution durable », a regretté Mme Kozakou Marcoullis. Elle a également appelé les Azéris et les Arméniens à permettre un bon accès au Haut-Karabagh à la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères. La ministre et le commissaire ont rappelé que l'UE appuie les mesures de confiance et est prête à aider à la résolution du conflit en complément du groupe de Minsk, dont elle soutient les efforts.
Les ministres des Affaires étrangères azéri, Elmar Mammadyarov, et arménien, Edward Nalbandian, ont reconnu que le statu quo est « inacceptable », tout en montrant leurs divergences quant à la compréhension du conflit. « La situation est ridicule, nous sommes tous perdants. (…) L'année prochaine, nous devons redoubler, tripler nos efforts. Les troupes arméniennes doivent se retirer du territoire occupé (…) », a expliqué M. Mammadyarov, soulignant aussi le respect au droit de la communauté arménienne de vivre dignement et l'importance de l'intégrité territoriale de son pays.
Le ministre arménien a appelé l'Azerbaïdjan à accepter les propositions du groupe de Minsk, qui précisent que le statut du Haut-Karabagh sera décidé par sa population. « Si on veut du changement pour régler le conflit, il (le ministre des Affaires étrangères azeri) doit accepter les propositions de la communauté internationale », a précisé M. Nalbandian. (CG)