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Bulletin Quotidien Europe N° 10733
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Les 27 discutent de la question de la reconnaissance de la Coalition

Bruxelles, 19/11/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères devaient discuter, lors du Conseil du 19 novembre, de la reconnaissance de la Coalition nationale pour la révolution syrienne et les forces d'opposition. Si l'UE devrait saluer la formation de cette Coalition, à l'heure où nous mettons sous presse, la question de sa reconnaissance comme représentant légitime des Syriens était encore en discussion.

À son arrivée au Conseil, le ministre luxembourgeois Jean Asselborn a expliqué qu' « il n'y a aucun problème » pour la reconnaissance, ajoutant que c'est la formulation qui doit être décidée. Selon lui le vote pour désigner le chef de l'opposition est un « signal très fort », un « pas franchi », précisant qu'il est « vraiment un représentant légitime du peuple syrien ».

Son homologue britannique, William Hague a précisé que la question de la reconnaissance de la Coalition sera discutée plus tard dans la semaine avec le parlement britannique « C'est quelque chose dont nous discuterons la, plutôt qu'ici aujourd'hui (hier) », a expliqué le ministre, espérant que le Conseil donne une impulsion à l'opposition. Le ministre allemand Guido Westerwelle a suggéré une réunion des Amis de la Syrie, avant la fin de l'année, pour « discuter et décider de la prochaine étape » concernant la Coalition.

Alors que l'embargo sur les armes ne devrait pas figurer dans les conclusions, les ministres ont montré leur désunion avant le Conseil. Si la France souhaite revenir sur cet embargo pour les armes défensives pour l'opposition, le Suédois Carl Bildt et le Luxembourgeois Jean Asselborn se sont dit opposés à cette levée. « Je crois qu'avec plus d'armes, il y aura plus de morts. (…) Je ne suis pas convaincu que faire rentrer des armes en Syrie sera une solution », a souligné M. Asselborn, appelant à une solution politique. Son collègue belge a lui été plus flou. « Nous devons faire plus. Peut être que dans les prochaines semaines, si cela est possible, travailler dans les zones libres avec l'opposition (…) avec différents outils », a expliqué le Belge Didier Reynders. (CG)

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