login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10733
Sommaire Publication complète Par article 15 / 35
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Viabilité de la dette, tractations indécises malgré les efforts d'Athènes

Bruxelles, 19/11/2012 (Agence Europe) - La semaine supplémentaire de négociations qu'ont préconisée les ministres des Finances de la zone euro, suite à leur réunion du 12 novembre, suffira-t-elle pour leur permettre de trouver un accord, entre eux et avec le FMI, sur la manière de rendre la dette grecque viable (EUROPE n° 10729) ? Le ministre hollandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a été l'un des premiers à admettre que les chances de voir les Dix-sept trouver un compromis lors de l'Eurogroupe extraordinaire de ce mardi soir étaient minces. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait pourtant déclaré dimanche sur la chaîne ARD que les Dix-sept se devaient de trouver mardi « une ligne commune ». Lundi, sa porte-parole a prédit la tenue d'un Eurogroupe ultérieur, même en cas d'accord, pour des raisons techniques.

La Commission européenne a souhaité qu'une solution rapide soit trouvée pour trouver les fonds visant à financer les 2 ans supplémentaires accordés à Athènes pour respecter ses engagements budgétaires et remettre la dette grecque sur une trajectoire viable. « La position de la Commission est que nous devons aboutir à un accord » ce mardi, a déclaré le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn.

Trajectoire de la dette grecque. En ce qui concerne la manière de rendre la dette grecque viable, une source européenne a estimé que l'on se dirigeait vers une combinaison d'options qui se trouvent sur la table, telles que la diminution des taux d'intérêt et l'extension des maturités sur les prêts octroyés à Athènes.

Pour Berlin, toute décote sur la valeur des titres détenus par les créanciers institutionnels est exclue. Quant à l'octroi d'une nouvelle aide à Athènes, une option inévitable selon le membre du directoire de la BCE, Jörg Asmussen, elle a été rejetée par le Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, sur la radio YLE Suomi. Le FMI n'en démord pas: le ratio dette/PIB grec doit atteindre 120 % dès 2020, et non en 2022 comme l'a suggéré M. Juncker. Sur ce point, les esprits restaient ouverts, a indiqué cette source européenne.

Actions préalables. Les autorités grecques ont finalisé, ce weekend, certains détails concernant les réformes structurelles exigées par leurs créanciers. Selon la presse grecque, cela inclut l'attribution de nouvelles prérogatives au ministère des Finances telles que la supervision des autres ministères. Listées en tant qu'actions prioritaires, de nouvelles mesures concernent l'octroi de licences pour les écoles professionnelles et l'installation d'appareils de localisation sur les camions transportant du carburant. La coalition gouvernementale devait se rencontrer, lundi soir, afin de boucler au finish les réformes exigées avant tout déblocage d'une nouvelle tranche d'aide financière. (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE