Luxembourg, 09/10/2012 (Agence Europe) - Satisfaits de l'état d'avancement du programme d'ajustement que le Portugal met en œuvre en échange d'une aide financière internationale, les créanciers européens du pays ont décidé, lundi 8 octobre, de débloquer une tranche d'aide de 2,8 milliards d'euros. Cette aide proviendra à hauteur de 2 milliards d'euros du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) géré par la Commission européenne et de 0,8 milliard d'euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF). La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a fait savoir qu'elle recommanderait au conseil d'administration de l'organisation financière internationale le déblocage d'une contribution de 1,5 milliard d'euros, portant ainsi le total de cette tranche d'aide à 4,3 milliards d'euros.
Dans une déclaration, l'Eurogroupe se dit convaincu de la volonté des autorités portugaises d'appliquer les mesures budgétaires et structurelles inscrites dans le programme portugais. Prenant note de la situation économique du pays caractérisée par une récession plus aigüe que prévu entrainant une baisse plus importante des recettes fiscales, il donne son feu vert au report à 2014 de l'objectif visant à ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB. Une appréciation que le Conseil ÉCOFIN a reprise à son compte en révisant, mardi 9 octobre, la procédure de déficit excessif ouverte à l'encontre du Portugal.
'Mesure 18-18'. Les ministres des Dix-sept saluent « l'action déterminée que le gouvernement (portugais) a entreprise pour remplacer, par des mesures alternatives, le transfert originellement envisagé en matière de contributions à la sécurité sociale ». Début septembre, le gouvernement de Pedro Passos Coelho avait décidé d'augmenter à 18% les contributions des salariés à la sécurité sociale et de réduire à 18% les cotisations patronales (EUROPE n° 10685). Une mesure pourtant saluée par l'Eurogroupe lors la réunion informelle de Nicosie (EUROPE n° 10690). Face à la fronde populaire, les autorités portugaises ont été contraintes de faire machine arrière en remplaçant la mesure controversée par une hausse généralisée de l'impôt sur le revenu (EUROPE n° 10701). (MB)