Bruxelles, 09/10/2012 (Agence Europe) - Tous les États membres de l'UE ont été informés vendredi 5 octobre par les autorités allemandes des problèmes sanitaires soupçonnés d'avoir été provoqués par des fraises surgelées importées de Chine, mais, à ce stade, l'épidémie de gastro-entérite chez des écoliers ayant ingéré ces denrées serait circonscrite à l'Allemagne, a indiqué la Commission européenne le 8 octobre.
« La Commission a été informée vendredi soir des soupçons, et une information a été transmise aux autres États de l'UE, mais aucun autre État ne semble à ce stade concerné », a déclaré à la presse, Frédéric Vincent, porte-parole de John Dalli, commissaire à la Santé et la Protection des consommateurs.
Au total, l'épidémie a fait 11 200 victimes à Berlin et dans trois régions de l'Est de l'Allemagne. Les fraises incriminées avaient été acheminées à Hambourg (44 tonnes au total) et livrées par la filiale allemande de l'entreprise de restauration collective française Sodexo pour être servies dans les cantines scolaires. Sodexo a d'ores et déjà fait ses excuses aux victimes qu'elle compte indemniser.
Les autorités allemandes ont rappelé les fraises suspectes et poursuivent l'enquête pour établir avec certitude, preuve scientifique à l'appui, l'origine de cette épidémie, mais l'on peut d'ores et déjà affirmer qu'on est loin d'une crise alimentaire européenne et des cafouillages de communication de 2011 lorsque l'Allemagne avait erronément suspecté des concombres espagnols d'être à l'origine de la contamination de la chaîne alimentaire par la bactérie mortelle ECEH (souche O104), alors que les coupables étaient des graines germées importées d'Égypte. (AN)