Bruxelles, 26/09/2012 (Agence Europe) - Les dirigeants européens ont appelé à l'arrêt « immédiat » des violences en Syrie, et à une action de la communauté internationale. « Combien de morts devront nous encore attendre avant d'agir, comment admettre l'immobilisme de l'ONU ? », a souligné le président français, François Hollande, dans son discours à l'Assemblée générale. « Sans attendre, je demande que l'ONU accorde au peuple syrien toute l'aide qu'il demande: de l'aide humanitaire et une protection des zones libérées. »
Les présidents chypriote et bulgare, Dimitris Christofias et Rosen Plevneliev ont appelé à « l'arret immédiat des violences ». M. Christofias a souligné que l'intensification de la violence montre « un besoin accru d'une solution politique de la communauté internationale » et l'ampleur de la crise humanitaire. Pour M. Plevneliev, les responsables de crimes devront être envoyés devant la justice, dénonçant « un niveau inacceptable de sang » et appelant à une transition inclusive et démocratique pour que le nouvel État soit « une maison accueillante pour tous ». M. Hollande a ajouté qu'il reconnaîtra le gouvernement provisoire de Syrie une fois qu'il sera formé et que celui-ci devra donner des garanties qu'il respectera chaque communauté.
Le Qatar veut une intervention militaire arabe
La crise en Syrie est une « menace grave et croissante pour la paix et la sécurité internationales qui réclame l'attention du Conseil de sécurité », a souligné le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki moon. « La situation s'aggrave jour après jour », a-t-il rappelé ajoutant que « la communauté internationale ne doit pas l'ignorer tandis que la violence échappe à tout contrôle ». Il a ajouté que « nous devons mettre fin à la violence et à l'afflux d'armes dans les deux camps et mettre en œuvre le plus vite possible une transition menée par les Syriens eux-mêmes ». « L'avenir ne doit pas appartenir à un dictateur qui massacre son peuple », a pour sa part souligné le président américain, Barack Obama, estimant que le régime syrien devrait subir des sanctions et mettant en garde contre des violences sectaires. De son côté, l'émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, a appelé à l'action avec une intervention militaire de pays arabes, « conformément à leurs devoirs national, humanitaire, politique et militaire » et demandé qu'ils fassent « ce qu'il faut pour mettre fin au bain de sang ». Soulignant que la situation dans le pays est « inacceptable », il a précisé qu'il faut utiliser tous les moyens possibles pour sortir la Syrie de cette situation. (CG)