Bruxelles, 26/09/2012 (Agence Europe) - Le Comité des régions et la Commission européenne font front commun pour la défense des régions en transition. Il s'agit d'une proposition de la Commission dans le cadre de la réforme de la politique de cohésion, mais qui est contestée dans les négociations relatives au cadre financier pluriannuel 2014-2020.
Le budget de la cohésion et les régions en transition étaient au cœur de la rencontre entre le président du Comité des régions, Ramón Luis Valcárcel Siso, et le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, mardi 25 septembre. Il s'agissait de leur première réunion depuis l'entrée en fonction de M. Valcárcel, afin de discuter précisément du budget de l'Union.
Ils s'accordent à penser que la catégorie de régions en transition ne peut disparaître alors qu'elle regroupe les régions dont le PIB se situe entre 75% et 90% de la moyenne européenne. Comme l'a affirmé à la presse M. Valcárcel après son entretien avec le commissaire, supprimer cette catégorie serait « une erreur historique », car « on ne peut pas passer soudainement de région pauvre à région riche, alors qu'il y a des situations où l'on n'est ni pauvre ni riche ». Il exhorte les régions à convaincre les États membres « pour faire valoir ce concept au Conseil ». Le commissaire Hahn a pour sa part expliqué avoir « présenté une relance de la politique de cohésion avec des régions en transition, car l'objectif est de réduire les disparités entre les régions. Cela n'aurait aucun sens de réaliser ces changements dans la pièce maîtresse de cette politique ».
Plus largement sur le budget européen qui pourrait connaître une baisse de la proportion attribuée à la politique de cohésion, le commissaire a répété qu'il s'opposait à toutes coupes, mais que « si coupes il doit y avoir, alors nous nous battrons jusqu'au bout. Si nous devons en souffrir, alors tous doivent en souffrir », a-t-il exprimé très clairement, défendant une politique régionale forte. Il pointe du doigt la contradiction des États membres qui souhaitent geler le budget tout en plaidant pour des mesures de relance de la croissance et de l'emploi. Le président du Comité des régions a affirmé aussi que l'austérité n'est pas une excuse: « Ce n'est pas au nom de l'austérité que l'on peut couper dans des rubriques qui ont des conséquences sur le sort de la crise ». (MD)