Bruxelles, 03/09/2012 (Agence Europe) - « Il est important pour les dirigeants politiques européens de comprendre et de réaliser que la période pour les compromis et les négociations diplomatiques avec le régime sont finies », a expliqué Eugenia Timoshenko, la fille de l'ancien Premier ministre ukrainien, Mme Timoshenko, lundi 3 septembre à EUROPE. « Ioulia Timoshenko demande, et exhorte, de ne pas seulement utiliser les mots mais aussi d'agir. Elle souhaite que le monde démocratique reconnaisse que les élections ne pourront pas être justes ni libres. Elles ne le sont déjà pas », a-t-elle précisé lors de son passage à Bruxelles, en faisant allusion notamment aux opposants politiques emprisonnés. « Nous avons besoin que le Parlement européen, les institutions démocratiques utilisent tous les moyens possibles pour montrer à Ianoukovitch qu'ils le regardent, mais ils peuvent aussi faire beaucoup pour l'arrêter », a ajouté Mlle Timoshenko, évoquant des enquêtes sur des affaires de corruption que mènerait l'entourage de l'actuel président Viktor Ianoukovitch.
Pour Ioulia Timoshenko, l'Union européenne doit agir, avec l'opposition ukrainienne, pour marginaliser M. Ianoukovitch avant les élections législatives fixées au 28 octobre prochain. « Il faut commencer à agir non pas après les élections, mais avant ! Après les élections, il sera trop tard », a-t-elle déclaré dans une interview au magazine polonais Newsweek. « Sans le soutien de la communauté européenne, nous avons toutefois très peu de chances de réussir. Aussi demandons-nous au monde de ne pas soutenir le dictateur en feignant de croire qu'il mène des réformes », a-t-elle ajouté. (CG)