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Bulletin Quotidien Europe N° 10680
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) espagne

Bankia, la Commission d'accord pour la mobilisation du FROB

Bruxelles, 03/09/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a indiqué, lundi 3 septembre, qu'elle était « en plein accord » avec l'approche des autorités européennes visant à mobiliser le fonds espagnol de sauvetage (Frob) pour garantir les besoins immédiats de la banque nationalisée BFA-Bankia au lieu de faire appel à l'aide financière promise par l'Eurozone à l'Espagne.

Vendredi dernier, BFA-Bankia a reconnu des pertes supérieures à 4 milliards d'euros pour le premier semestre 2012 et un niveau de fonds propres de qualité optimale de 6,3%. Une situation qui, selon l'Eurogroupe, « confirme l'importance de l'assistance allant jusqu'à 100 milliards d'euros » pour la recapitalisation des banques espagnoles (EUROPE n°10660). BFA-Bankia en sera « un des bénéficiaires principaux », a-t-il estimé dans un communiqué. Et d'accueillir favorablement la volonté réitérée des dirigeants de BFA-Bankia et des autorités espagnoles de présenter, « d'ici octobre », un plan de restructuration complet pour l'entité financière que la Commission est appelée à valider « en novembre ».

Eurobonds. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui recevra jeudi la chancelière allemande, Angela Merkel, a plaidé pour la mise en place progressive des euro-obligations, à l'occasion d'une interview avec plusieurs journaux européens. Il a envisagé trois étapes: - 2013-2014: une période de convergence accrue en matière budgétaire et économique ; - 2015-2016: la création d'une autorité budgétaire européenne chargée de surveiller les budgets nationaux et le lancement de premières euro-obligations, à moyen et long terme, mais toujours garanties au niveau des États membres ; - 2017-2018: la définition d'objectifs budgétaires contraignants pour les membres de l'Eurozone et l'émission commune d'euro-obligations.

Réforme bancaire. Le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn a salué, en fin de semaine dernière, l'adoption de la réforme bancaire par le gouvernement espagnol (EUROPE n°10673). Constituant une des conditions à l'aide financière promise, cette réforme vise à permettre au superviseur, el Banco d'España, d'intervenir le plus en amont possible afin d'éviter la faillite d'un acteur bancaire. Elle accroît à 9% le niveau d'exigences en capital bancaire de qualité optimale. Est également mise sur pied une 'bad bank' qui rachètera aux banques en difficulté les actifs immobiliers douteux et gérera ces actifs en vue de les revendre à bon prix après au moins dix ans. Enfin, anticipant l'entrée en application du paquet législatif sur la restructuration bancaire, les créanciers non protégés d'un acteur bancaire pourront essuyer des pertes. Cette loi constitue « un signal important de la détermination de l'Espagne de se conformer pleinement aux exigences et au calendrier fixés » dans le programme pour le secteur bancaire espagnol, a estimé le commissaire dans un communiqué. Selon lui, elle « fournit la base juridique nécessaire pour effectuer une restructuration efficace des institutions financières espagnoles qui nécessitent un soutien externe, y compris le mécanisme de mise en quarantaine des actifs douteux des bilans bancaires et leur transfert vers une société de gestion d'actifs ». (MB)

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