Bruxelles, 03/09/2012 (Agence Europe) - Le Portugal aura du mal à atteindre son objectif de déficit 2012, a estimé samedi 1er septembre un groupe d'experts indépendants travaillant pour la commission parlementaire portugaise chargée de contrôler les finances publiques, rapporte l'AFP. Selon ces experts, le déficit public du pays se situerait entre 6,7 et 7,1% du PIB au 1er semestre 2012, loin de l'objectif de 4,5% auquel s'est engagé le gouvernement auprès de ses créanciers internationaux. « Si cette estimation se confirme, les mesures de consolidation budgétaire prévues ne devraient pas suffire pour atteindre l'objectif de déficit budgétaire » de 4,5% du PIB pour cette année, ont estimé ces experts qui mettent en avant comme principale raison la baisse accentuée des recettes fiscales. Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, a réaffirmé, dimanche 2 septembre, son intention de continuer de mettre en œuvre le plan de sauvetage du pays. Le programme portugais doit être « exécuté avec détermination et audace, sinon c'est l'échec assuré », a-t-il déclaré, lors de l'université d'été du Parti social démocrate (centre-droit). « Nous voulons le mener à terme le plus rapidement possible afin d'inverser la situation du pays », a-t-il souligné. Le Premier ministre a néanmoins reconnu que le plan de sauvetage du Portugal était « très exigeant » surtout « quand il y a une montée des incertitudes et un ralentissement économique en Europe ». Selon lui, un éventuel « ajustement ne pourrait avoir lieu que s'il prend en compte tous les grands objectifs » figurant dans le programme d'aide international. M. Passos Coelho a souligné en outre que le plan de sauvetage avait eu des résultats positifs, notamment en matière de réduction des dépenses de l'État. Les experts de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) sont à pied d'œuvre à Lisbonne, depuis fin août, pour une 5ème mission d'évaluation des réformes entreprises au titre du plan d'aide. Le leader de l'opposition socialiste, José Seguro, les rencontrera mercredi. Dimanche, il a demandé « au minimum un an de plus » pour une restauration saine des finances publiques. (SP)