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Bulletin Quotidien Europe N° 10680
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Mme Reding « pas surprise » si Bucarest n'intègre pas Schengen en 2012

Bruxelles, 03/09/2012 (Agence Europe) - La commissaire à la Justice et aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, s'est à nouveau dite, le 1er septembre, dans une interview au journal Le Monde, préoccupée par la situation politique en Roumanie mais aussi par la situation de la Hongrie, pays contre lequel la Commission a déjà ouvert plusieurs procédures d'infraction, notamment en ce qui concerne les lois relatives au système judiciaire (annulées depuis par la Cour suprême hongroise) ou à la protection des données personnelles.

En ce qui concerne la Roumanie et son Premier ministre, Victor Ponta, qui ont encore fait l'actualité au cours du mois d'août via la décision de la Cour constitutionnelle sur le référendum du 29 juillet, la commissaire a même indiqué qu'elle ne serait pas « surprise » que les États membres rejettent en septembre l'entrée de la Roumanie dans l'espace Schengen. « C'est aux États membres qu'il appartient de décider, à l'unanimité, s'ils ouvrent leurs frontières, sur la base d'une analyse politique. La question essentielle est de savoir si l'État de droit roumain peut nous rendre confiants », a ainsi affirmé Mme Reding. « L'espace Schengen ne concerne pas seulement le fonctionnement technique des frontières, tel qu'évalué par la Commission. Il implique aussi un bon fonctionnement de la justice et des garanties qui y sont liées », a poursuivi la commissaire. Jusqu'à présent, même si l'exercice s'avérait délicat, la Commission avait toujours officiellement exclu tout lien entre l'accession à Schengen et ses travaux dans le cadre du Mécanisme de coopération et vérification (CVM). Des propos qui ont en tout cas suscité la colère du ministère roumain des Affaires étrangères qui a pris note « avec surprise » des déclarations de la commissaire, rapporte l'AFP. Pour Bucarest, le lien entre l'adhésion à l'espace Schengen et la situation de la justice fait par Mme Reding « crée les prémices d'un traitement discriminatoire vis-à-vis d'un État membre qui a rempli toutes ses obligations conformément à la législation européenne »,a ajouté le ministère. En ce qui concerne la Hongrie, la commissaire a dit que ce pays restait « l'un de ceux qui me préoccupent le plus. La justice doit y être indépendante. Tous les problèmes ne sont pas résolus » (SP)

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