Bruxelles, 11/07/2012 (Agence Europe) - Bénéficiant d'un gisement gazier récemment découvert au large de ses côtés, Chypre, qui a pris les rênes de la présidence du Conseil de l'UE au second semestre 2012, fait du dossier de la sécurité des activités pétro-gazières offshore un thème phare de son action en matière d'énergie, qu'elle relie à celui d'une coopération accrue avec les pays méditerranéens.
La présidence chypriote va, pendant son exercice, porter le dossier de la sécurité des activités pétro-gazières offshore en haut de son agenda en matière d'énergie. Nicosie veut dynamiser les négociations entre le Conseil et le Parlement européen sur le règlement relatif à la sécurisation des activités offshore, texte qui vise, à la lumière de l'accident de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010, à renforcer la préparation et la capacité d'intervention de l'UE et à adopter des bonnes pratiques. Une priorité pour un pays qui mise sur l'exploitation du gisement - de près de 7 milliards de m3 - du Block 12, au large de ses côtes. Présentant devant la commission de l'énergie du Parlement ses priorités en tant que président du Conseil Énergie, mercredi 11 juillet, le ministre chypriote Neoklis Sylikiotis a confirmé le souhait de Chypre de devenir un important centre énergétique, évoquant « une troisième voie en Méditerranée orientale » pour renforcer l'approvisionnement en énergie de l'Europe. L'exploitation des gisements pétro-gaziers offshore en Méditerranée nécessitera à ses yeux une coopération accrue avec les pays de ses rives sud et est. « Chypre a d'excellentes relations avec Israël et les pays voisins. Il est important que nous trouvions une formule de coopération pour garantir la sécurité des forages », a expliqué M. Sylikiotis, plaidant pour « une déclaration commune visant à limiter les risques », ou encore « la signature d'accords pour protéger l'ensemble de la Méditerranée ».
Chypre qui, pour sa sécurité énergétique, mise également sur les renouvelables, veut aussi stimuler le débat au Conseil sur le soutien à la pénétration des énergies vertes d'ici et après 2020, sur la base des récentes suggestions de la Commission (EUROPE n° 10628). Un thème qui sera au centre de la réunion informelle du Conseil Énergie du 17 septembre à Nicosie, en vue de conclusions pour sa session formelle de décembre.
Enfin, Chypre, que sa situation insulaire et isolée rend vulnérable, veut aussi faire progresser les négociations Conseil/Parlement sur le paquet législatif relatif aux infrastructures transeuropéennes. (EH)