Bruxelles, 27/06/2012 (Agence Europe) - La Confédération européenne des syndicats (CES) condamne la signature officielle, le 26 juin, de l'accord de libre-échange multipartite entre l'UE, la Colombie et le Pérou, que le Parlement européen doit ratifier à l'automne pour une mise en œuvre provisoire d'ici fin 2012.
« Malgré un changement de discours de la part de l'administration (du président colombien Juan Manuel) Santos, la réalité de terrain reste tout à fait inacceptable pour les travailleurs colombiens », insiste la CES dans un communiqué, appelant à la mise en chantier du plan d'action contraignant sur l'amélioration des droits du travail et des droits de l'Homme et la protection de l'environnement, demandé dans une résolution du 13 juin par le Parlement européen.
« En Colombie, dirigeants et syndicalistes continuent d'être assassinés, menacés et intimidés tandis que les auteurs des faits jouissent d'une impunité quasi totale. En réalité, les niveaux de violence effroyables réduisent à néant toute promesse de libre exercice des droits fondamentaux du travail. Des résultats positifs tangibles permettant aux syndicats de se livrer à leurs activités normales sont nécessaires pour que l'UE puisse entretenir des relations commerciales conformément à ses obligations en matière de droits de l'Homme découlant des traités », conclut l'organisation. (EH)