Bruxelles, 19/06/2012 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a évoqué, mardi 19 juin, la possibilité d'accorder un délai supplémentaire à la Grèce dans l'application de certaines réformes prévues dans le 2ème programme d'austérité que le pays doit appliquer en échange d'une aide financière publique de 130 milliards d'euros (EUROPE n°10636). « Il ne peut y avoir de discussions relatives à un changement de la substance des accords passés mais, comme je l'ai indiqué il y a 3 ou 4 semaines, nous pouvons plutôt parler d'extension des délais », a-t-il déclaré à la radio autrichienne Oe1.
Fort de sa victoire aux élections législatives grecques, le parti conservateur 'Nouvelle Démocratie' poursuivaient ses discussions avec les partis socialiste Pasok et de la Gauche démocratique en vue de la formation, le jour même, d'un gouvernement de coalition. 'Nouvelle Démocratie' et Pasok ont fait campagne sur la possibilité de renégocier le mémorandum grec, notamment en étalant jusqu'à 2016 les 11 milliards d'euros d'économies supplémentaires réclamées à ce stade pour 2013 et 2014. La Gauche démocratique Dimar veut abandonner le 2ème programme grec à l'horizon 2017. Premier parti d'opposition, la coalition Syriza de la gauche radicale rejette en bloc le détricotage social. Comme le parti nationaliste des Grecs indépendants, elle a refusé la main tendue des partis favorables au mémorandum. (MB)