Bruxelles, 30/05/2012 (Agence Europe) - En visite à Chypre, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a souligné l'importance de résoudre le problème chypriote. « Le statu quo n'est pas une option. Le temps est venu d'agir. Chypre peut créer un de ces moments marquants de la vie des nations », a-t-il déclaré dimanche 28 mai, rappelant que la division de l'île dure depuis presque 38 ans.
« Surmonter un problème profond, vieux de plusieurs décennies, insoluble, ne se fera pas par miracle. Derrière des mots comme 'solution' et 'règlement' nous parlons de fin d'une guerre civile et de rétablissement de la paix. Il faudra une volonté politique forte et un sens du compromis des deux côtés. (…) Des deux côtés, il y a des arguments et des omissions, de bonnes intentions et des erreurs », a estimé le président du Conseil européen, appelant les deux parties à n'épargner aucun effort pour ouvrir la voie à une solution, vers « une Chypre unie ». Précisant que la situation était difficile en 1974, qu'elle l'était en 2000 et que si rien ne change elle le sera toujours en 2025, M. Van Rompuy a précisé que « personne ne devrait être un prisonnier du passé » et a appelé Chypre à « choisir un avenir différent ».
Pour le président du Conseil européen, tout comme la France et l'Allemagne se sont réunies il y a 60 ans autour du charbon, la réconciliation de Chypre pourrait passer par le partage et la vente des importantes réserves de gaz découvertes dans les eaux du pays.
M. Van Rompuy a aussi rappelé le soutien « fort » du Conseil européen à la présidence chypriote, face aux menaces des politiciens turcs de boycotter cette présidence. « La présidence (…) doit être respectée par tous », a-t-il précisé. (CG)