Bruxelles, 15/05/2012 (Agence Europe) - Même si le niveau d'aide publique au développement de l'UE a enregistré un léger recul en 2011, l'UE respectera son engagement d'allouer collectivement 0,7% de son RNB à l'horizon 2015, quelles que soient les contraintes budgétaires, et tous les États membres prendront individuellement leur part dans l'effort requis, y compris ceux qui n'ont pas à rougir de leurs performances et devront maintenir leur score. Les ministres européens de la Coopération au développement des 27 l'ont dit très clairement dans des conclusions unanimes qu'ils ont adoptées, lundi 14 mai à Bruxelles, après avoir débattu du rapport annuel de la Commission européenne sur les performances des 27 et de l'UE en la matière.
Le rapport publié par la Commission à la suite de celui de l'OCDE fait état d'une APD européenne tombée à 53,1 milliards d'euros en 2011, soit 0,42% du RNB (contre 53,5 milliards d'euros en 2010, soit 0,44% du RNB). Cette diminution de 400 millions d'euros est imputable aux contraintes budgétaires persistantes imposées par la crise financière note le Conseil, lequel rappelle toutefois que « l'UE a néanmoins conservé sa place de premier bailleur de fonds dans le monde avec une contribution représentant plus de la moitié de l'aide au développement dans le monde ».
Le Conseil invite les États membres « à prendre des mesures réalistes qui puissent donner lieu à des vérifications, pour respecter leurs engagements respectifs en matière d'APD d'ici à 2015, à échanger des informations sur ces mesures et sur les dépenses qu'ils prévoient de consacrer à l'APD au cours du prochain exercice budgétaire ainsi que sur leurs intentions pour la période restant à courir jusqu'à 2015 ».
Ce mécanisme de vérification par les pairs devrait porter ses fruits. « L'aide au développement est à la fois une affaire de solidarité et un investissement pour rendre le monde plus sûr et plus prospère », a rappelé Andris Piebalgs, le commissaire au Développement. (AN)