Bruxelles, 16/04/2012 (Agence Europe) - L'UE soutient pleinement les Nations unies et le plan en six points de son envoyé spécial pour la Syrie, Koffi Annan, la priorité étant la fin des violences et l'acheminement de l'aide humanitaire, a affirmé, lundi 16 avril, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. La visite à Bruxelles de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, lui en a fourni l'occasion. « Nous appelons le gouvernement syrien à respecter scrupuleusement et à appliquer le plan en six points sur lequel il s'est engagé et à accepter l'urgence d'un déploiement de l'aide humanitaire dans le pays. C'est notre priorité numéro un », a déclaré M. Barroso.
M. Ban Ki-moon, qui, la veille, s'était dit « inquiet » suite au pilonnage de la ville de Homs, a formulé l'espoir que l'équipe avancée d'observateurs de l'ONU permettra « la cessation des violences et la montée en puissance du dialogue pour satisfaire les aspirations des Syriens ». La mobilisation de l'aide humanitaire se poursuivra, a-t-il assuré. Soulignant que la moindre entorse au cessez-le feu peut compromettre le processus fragile de cessation de la violence, il a appelé tous les amis de la Syrie à coopérer pleinement.
« Six observateurs sont arrivés dimanche en Syrie. Ils ont juste commencé leur mission. Nous n'avons pas encore reçu leur rapport. Notre plan est d'augmenter leurs effectifs jusqu'à 30. Le 18 avril une proposition concrète sera faite pour que le conseil de sécurité de l'ONU passe le nombre d'observateurs non armés à 250 », a précisé le secrétaire général. À ce stade, M. Annan ne juge pas nécessaire d'assurer le déploiement des observateurs sous protection militaire. « C'est au gouvernement syrien qu'incombe la responsabilité de garantir la liberté d'accès et de mouvement dans le pays », et il en va de même pour les équipes humanitaires « elles doivent être protégées par les autorités syriennes. Nous ne prévoyons pas de protection militaire », a déclaré Ban Ki-moon. Et José Manuel Barroso de renchérir: « Nous avons salué la résolution 2042 de l'ONU. La priorité est de garantir la fin complète des violences et le plein accès de l'aide humanitaire ». À un journaliste qui lui demandait quelle confiance on pouvait placer en Bachar El-Assad, en l'absence de date butoir, M. Barroso a répondu: « Je ne vais pas me livrer à une analyse de sincérité. L'important c'est que la Syrie respecte la résolution unanime des Nations unies ». (AN)