Bruxelles, 16/04/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton et le président du Parlement européen Martin Schulz ont salué, ce weekend, la résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies qui autorise le déploiement immédiat d'une équipe d'observation initiale, jusqu'à 30 observateurs militaires non armés, pour commencer les rapports sur la mise en œuvre d'une cessation totale de la violence armée en Syrie. Cette résolution « présente un appel sans équivoque de la communauté internationale au régime syrien de cesser la violence contre sa population et de répondre aux besoins humanitaires urgents », a précisé Catherine Ashton, appelant le gouvernement syrien à saisir cette occasion pour « changer de cap » et « coopérer pleinement » avec l'équipe d'observation initiale.
« Même si la situation sur le terrain reste très instable et incertaine, j'espère que cette résolution ouvre la voie à une mission d'observation de l'ONU à part entière conformément au plan de Kofi Annan », a souligné Mme Ashton. La résolution « prouve que la communauté internationale est unie et parle d'une seule voix, appelant le régime à maintenir ses engagements de cessez-le-feu et à mettre immédiatement fin à la violence contre sa population », a précisé Martin Schulz, expliquant que les autorités syriennes doivent coopérer avec la mission. Il a aussi condamné « la nouvelle vague de violence », le 15 avril, à Homs et Alep , « malgré le cessez-le-feu ».
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a considéré le déploiement de la mission comme « une étape essentielle dans le soutien du cessez-le-feu fragile en Syrie ». « Il est essentiel qu'elle commence son travail d'urgence et sans entrave », a-t-il ajouté. Il a exhorté toutes les parties à maintenir le cessez-le-feu pour permettre à la mission de se déployer et d'achever sa tâche. Son homologue français, Alain Juppé, espère que cette adoption « marque un tournant vers une sortie de crise en Syrie et qu'elle ouvre la voie à une cessation totale des violences ».
La résolution exhorte le régime syrien à s'assurer que les observateurs puissent se déplacer librement et demande que les deux parties garantissent la sécurité de la mission sans entraver son travail. Les premiers observateurs sont arrivés lundi 16 avril en Syrie, alors que des combats ont repris entre soldats et déserteurs. (CG)