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Bulletin Quotidien Europe N° 10595
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

UpM, faire et se centrer sur le concret

Bruxelles, 16/04/2012 (Agence Europe) - En visite de travail à Bruxelles pour des entretiens avec la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton, avec MM. Pierre Vimont, Christian Berger ainsi qu'avec de hauts fonctionnaires de la Commission européenne, Fathallah Sijilmassi, nouveau secrétaire général de l'UpM (Union pour la Méditerranée) a affirmé, dans une déclaration à EUROPE, son engagement à dynamiser l'activité du secrétariat général, basé à Barcelone, en tenant compte des erreurs et des inadéquations du passé.

Un premier axe serait de la « focaliser sur le sous-régional », en gros en établissant une distinction entre la Méditerranée occidentale et orientale pour tenir compte des contraintes spécifiques et des problèmes particuliers de chacune des sous-régions, notamment les obstacles politiques. La ligne de partage ne sera cependant pas figée. Selon les projets, la démarche obéira à la méthode de la « géométrie variable ». Elle sera « pragmatique » et centrée sur les « projets concrets et la recherche de leurs financements ». Sans le dire ouvertement, le secrétaire général de l'UpM laisse entendre qu'il recherchera plus à faire qu'à jouer du tambour et des trompettes. Pragmatisme et concret, tel serait son credo.

M. Sijilmaasi se réjouit de la relation déjà instaurée avec l'UE et la Commission européenne, en particulier depuis que l'institution européenne assume la co-présidence européenne (au titre du Traité de Lisbonne) et c'est au titre des consultations avec cette co-présidence qu'il effectue sa mission actuelle à Bruxelles. Il a déjà eu il y a peu des entretiens avec le commissaire Füle (Politique de voisinage) sur l'implication de la Commission dans le développement des activités du secrétariat général de l'UpM. La Banque européenne d'investissement (BEI) est déjà impliquée et deux de ses fonctionnaires sont en détachement à Barcleone. Des contacts ont été entamés avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Le secrétaire général y voit une grande possibilité de générer des synergies entre les projets à concevoir par l'UpM et ceux qui figurent dans les objectifs de la politique méditerranéenne spécifique de l'UE, ceci conformément à la seconde ligne de conduite qu'il compte imprimer à l'organisation dont il a la charge, à savoir une plus grande « interaction » entre tous les acteurs potentiels. Cela devrait se traduire par une relation renforcée avec les institutions européennes pour que l'UpM soit davantage en cohérence avec les politiques institutionnelles touchant à la Méditerranée.

Sur la situation d'ensemble, M. Sijilmassi se veut « optimiste » et les événements qui se déroulent aujourd'hui sur la rive sud, à son avis, rendent l'UpM « plus importante, plus nécessaire que jamais ».

Il fait l'impasse sur toutes les affirmations négatives contre l'UpM, qui seraient beaucoup plus motivées par des débats internes dans les principaux pays. Il ne rejette toutefois pas les critiques à condition qu'elles puissent contribuer positivement au débat. L'essentiel, à ses yeux, est que, d'une rive à l'autre, le constat s'impose à tous: « Nous avons besoin de la Méditerranée », potentiel de croissance économique, complémentarités économiques, énergie, échanges humains: « Tout nous relie ». Il invite en conséquence tous les commentateurs critiques à ne plus dire ce qu'il « ne faut pas faire, mais ce qu'il faut faire ». (FB)

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