Bruxelles, 08/03/2012 (Agence Europe) - Le ministre britannique des Affaires européennes David Lidington a affirmé, jeudi 8 mars, que son pays s'opposait à l'idée d'un moratoire sur l'élargissement européen que certains pays souhaitent imposer en raison de la crise financière. « Le principe semble clair pour nous: s'il s'agit d'un pays européen et s'il respecte pleinement les critères d'adhésion, il a le droit de devenir membre de l'UE sans que des « si » et des « mais » lui soient opposés », a-t-il déclaré en Lettonie. « Nous rejetons l'idée selon laquelle après l'adhésion de la Croatie il devrait y avoir une sorte de pause artificielle dans la poursuite de l'élargissement », a-t-il ajouté. Son homologue letton Edgars Rinkevics a souligné que « nous partageons l'opinion que le processus d'élargissement devrait être poursuivi dans les Balkans. Nous ne devrions pas laisser en dehors du bloc un acteur aussi important que la Turquie ». Récemment, le président letton Andris Berzins a appelé à ne pas changer les règles. « Si on exige d'un pays des conditions précises et si ce pays les a remplies, il faut lui dire oui, sans discuter », a-t-il expliqué. (CG)