login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10568
Sommaire Publication complète Par article 37 / 39
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) dÉveloppement

L'UE et l'Unicef gagnent la bataille contre l'excision des fillettes

Bruxelles, 06/03/2012 (Agence Europe) - En Afrique, le fléau des mutilations génitales infligées aux fillettes au nom de la coutume connaît un net recul, et un projet de l'Unicef cofinancé par l'UE peut s'enorgueillir d'y avoir contribué, révèle un rapport sur ce projet publié le 6 mars par la Commission européenne. Les résultats de ce projet montrent que grâce à l'éducation et la sensibilisation des populations aux dangers de la mutilation génitale féminine/l'excision, des fillettes de milliers de familles en Égypte, en Érythrée, en Éthiopie, au Sénégal et au Soudan échappent désormais à cette pratique. À deux jours de la journée internationale des droits des femmes, Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement se réjouit de cette avancée. « Je trouve totalement inacceptable qu'au XXIème siècle, cette pratique, qui va clairement à l'encontre des droits humains, ait toujours cours. C'est la raison pour laquelle je suis si heureux de constater que l'aide de l'UE peut réellement changer les choses. En sensibilisant la population, nous avons contribué à donner le choix aux jeunes femmes de toute l'Afrique, ainsi qu'à leur permettre de devenir des membres actifs de leur communauté dans le futur », déclare-t-il.

Ainsi, au Sénégal, où 28 % des femmes de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales/l'excision, plus de 5 300 communautés ont renoncé à cette pratique en un peu moins d'une décennie. Le Sénégal pourrait donc devenir le premier pays au monde à en déclarer l'abandon total, probablement en 2015. En Égypte, où 91% des femmes sont concernées, le projet a permis d'engranger certains progrès, la mutilation génitale féminine/l'excision devenant moins fréquente parmi les plus jeunes. Le nombre de familles souscrivant à l'abandon de cette pratique a aussi sensiblement augmenté, passant de 3 000 en 2007 à 17 772 en 2011. En Éthiopie, en dépit de taux de prévalence élevés, la pratique est également en déclin (entre 2000 et 2005, le taux est passé de 80 à 74 %).

Cofinancé par l'UE à hauteur de 3,9 millions d'euros sur cinq ans (2008-2012), ce projet a encouragé l'organisation de discussions à grande échelle au sein des communautés et d'un débat national sur les questions liées aux droits humains ainsi qu'une prise de décision collective par des réseaux sociaux élargis concernant les normes relatives aux relations entre les hommes et les femmes. Par cette méthode, les communautés se sont rassemblées pour faire des déclarations publiques sur l'abandon de cette pratique à l'échelle de districts entiers.

Selon les estimations, jusqu'à 140 millions de fillettes et de femmes dans le monde ont subi une forme de mutilation génitale/d'excision et doivent faire face à des complications douloureuses au quotidien. (AN)

 

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE