Bruxelles, 06/03/2012 (Agence Europe) - L'audit sur la sûreté des centrales nucléaires en activité dans l'UE nécessitera un peu plus de temps que prévu, pour en garantir la qualité. Le commissaire Oettinger promet des résultats finaux pour la fin de l'été, non à la fin juin comme prévu initialement.
À la veille du premier anniversaire de l'accident survenu le 11 mars 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, le commissaire à l'Énergie Günther Öttinger a précisé que les tests de résistance des installations nucléaires hébergées dans les 14 États membres de l'UE recourant à l'atome (Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède, plus la Lituanie qui procède au déclassement de la dernière tranche de sa centrale d'Ignalina), qui devaient initialement être achevés fin juin, seraient terminés « avant la fin de l'été ». « Il est plus important d'effectuer un travail approfondi que d'obtenir des résultats rapides. Nos équipes internationales ont encore besoin de temps pour terminer ces tests », écrit-il dans un communiqué. Lancés en juin 2011, les tests de résistance aux catastrophes naturelles et aux défaillances techniques des installations nucléaires dans l'UE, conduits sur la base de critères communs décidés par le groupement européen des autorités nationales de sûreté (ENSREG) et la Commission, sont dans leur troisième phase. Après le rapport rendu fin octobre 2011 par les exploitants, les autorités nationales de sûreté ont rendu fin décembre leurs évaluations. L'examen par les pairs - des experts d'autres États membres et de la Commission - donnera lieu à des recommandations. Les évaluations des autorités nationales n'exigeaient aucun arrêt immédiat. (EH)