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Bulletin Quotidien Europe N° 10568
INSTITUTIONNEL / (ae) hongrie

Déficit excessif, Budapest a six mois pour corriger le tir

Bruxelles, 06/03/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mardi 6 mars, une proposition de recommandation demandant à la Hongrie de prendre, d'ici mi-septembre 2012, des mesures budgétaires additionnelles afin de respecter ses objectifs de déficit public pour 2012 (2,5% du PIB) et 2013 (bien en-dessous de 3% après la fin des mesures comptabilisables une seule fois). Sinon Budapest s'expose à un gel d'une partie des fonds structurels auxquels le pays peut prétendre. La recommandation de la Commission sera discutée, ce mercredi, par les ambassadeurs nationaux auprès de l'UE (COREPER) en prévision de la réunion des ministres européens des Finances, mardi 13 mars prochain.

Le Pacte de stabilité révisé prévoit qu'un pays non membre de la zone euro peut être menacé de gel des versements de ses fonds de cohésion afin de l'inciter à maîtriser ses finances publiques. La Hongrie est le premier pays européen à se retrouver dans ce cas de figure après que la Commission a proposé, fin février, de suspendre près de 500 millions d'euros de fonds structurels auxquels elle a droit (EUROPE n°10559).

La Hongrie va devoir désormais convaincre la Commission qu'elle agit pour maîtriser son déficit et conserver ses fonds de cohésion. Afin de l'aiguiller sur la meilleure marche à suivre, la Commission européenne devrait fournir une série de conseils. Dans le cadre des préparatifs du prochain Conseil Écofin, le COREPER sera saisi de la procédure initiée en urgence, étudier les conseils prodigués, voire baliser le terrain quant à la suspension d'une partie des fonds de cohésion destinés à la Hongrie. Les ministres des Finances seront ensuite appelés à avaliser la recommandation de la Commission, chose tout à fait probable. La Hongrie aura six mois pour démontrer qu'elle entreprend des efforts en vue d'appliquer les conseils formulés par l'UE dans des domaines tels que les réformes structurelles et l'assainissement des finances publiques, comme cela avait déjà été le cas lors du déclenchement, en 2009, de la procédure de déficit excessif.

Côté hongrois, on ne cache pas sa conviction d'un dénouement heureux pour le pays, Budapest étant déjà sur la bonne voie.

La Hongrie sera tout à fait capable de respecter toute recommandation « raisonnable » de la Commission, ajoute-t-on. « On ne prendra pas un seul centime à la Hongrie en janvier 2013 », avait déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, vendredi dernier sur les ondes de la radio NR1. (MD avec MB)

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