Bruxelles, 06/03/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a proposé, dans une lettre au négociateur iranien Saïd Jalili, de reprendre les discussions sur le programme nucléaire de l'Iran, précisant que la date ou le lieu pour la reprise de ces négociations devront être décidés « aussi vite que possible ». L'UE a proposé à M. Jalili une rencontre « dans les prochains jours » pour préparer les pourparlers, qui ne se feront pas avant le nouvel an iranien, le 20 mars, selon un diplomate européen. « Il y aura une série d'entretiens, parce que nous parlons de questions très complexes », a-t-il expliqué mardi 6 mars.
Dans sa lettre, au nom de l'E3+3 (Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie, Chine, États-Unis), Catherine Ashton souligne que le dialogue devra se concentrer sur le programme nucléaire du pays, mais elle précise que les membres de l'E3+3 sont prêts à traiter d'autres sujets qui intéressent l'Iran. « Nous allons faire comprendre que nous voulons avoir des discussions sérieuses et que l'accent doit être clairement mis sur ??la question nucléaire », a précisé le diplomate
« La balle est dans leur camp », a-t-il souligné, précisant que « nous ne voulons pas avoir des discussions pour avoir des discussions (...). Nous voulons des résultats concrets. Ce sont des discussions très très importantes et nous ne voulons pas les faire échouer ». « Nous espérons que cette fois l'Iran est prêt », a-t-il ajouté, soulignant qu'il y a plus de chance d'aboutir à des résultats cette fois-ci car « il y a un engagement clair par écrit de l'Iran de vouloir se pencher sur le problème nucléaire dans les négociations », la communauté internationale est unie et elle a pris de sanctions.
Importance de la confiance
Dans son courrier, Mme Ashton met l'accent sur la confiance. Elle est convaincue qu'il faut d'abord travailler sur « l'objectif partagé de s'engager dans un dialogue constructif sur la base de la réciprocité et d'une approche étape par étape basée sur des suggestions pratiques et spécifiques pour la construction de mesures de confiance ». Elle souhaite « une solution à long terme, complète et négociée, qui restaure la confiance internationale dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien ».
Dans une lettre du 14 février, en réponse à une lettre de Mme Ashton d'octobre, M. Jalili proposait de reprendre au plus vite les discussions sur le programme nucléaire iranien. Les dernières discussions, de janvier 2011, ont été un échec. (CG)