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Bulletin Quotidien Europe N° 10557
Sommaire Publication complète Par article 39 / 40
AFFAIRES & ENTREPRISES N°7 / (ae) Économie

Les pays BRIC affectés par le ralentissement de la croissance en Occident. Les difficultés économiques en Europe et la faible croissance aux États-Unis ont des répercussions sur les performances économiques des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), selon le quotidien Les Echos. Brésil: en raison d'un ralentissement brutal au troisième trimestre, où la croissance a été nulle par rapport aux trois mois précédents, et malgré un rebond au quatrième trimestre, la croissance n'a pas dépassé les 3% en 2011, alors que le Brésil connaissait jusqu'ici une croissance souvent supérieure à 5% voire 7,5% en 2010. L'industrie brésilienne est notamment pénalisée depuis deux ans par la force du real et le pays est, en outre, fragilisé par les difficultés de ses partenaires occidentaux qui pèsent sur ses exportations de fer, de viande ou de soja. Le Brésil espère rebondir en 2012 grâce à des mesures de réduction d'impôt et de baisse de taux d'intérêt. Les prévisions les plus récentes font état d'une croissance de 3 à 3,5%. Russie: la croissance du PIB russe pourrait légèrement fléchir cette année, mais elle demeurera bien plus vigoureuse que celles des économies de l'UE. Après une année 2011 très satisfaisante (4,1% de croissance), 2012 s'annonce en retrait, avec des prévisions de la part du FMI s'établissant à 3,3% fin janvier. La Russie est sensible à un repli éventuel des cours du pétrole, suite au marasme des pays occidentaux, alors que la majorité de ses recettes à l'exportation proviennent des hydrocarbures. La confiance des investisseurs et, surtout des ménages, reste toutefois élevée, avec une hausse de plus de 30% sur un an des crédits à la consommation. La croissance russe fait cependant pâle figure face aux résultats des autres grands émergents comme la Chine et l'Inde, faute d'un manque de réformes structurelles nécessaire au dynamisme des entreprises russes. Inde: la croissance indienne pourrait chuter sous la barre des 7% pour l'année budgétaire en cours 2011-2012 (à fin mars), en s'établissant à 6,9% contre 8,4% durant l'exercice précédent. Selon les prévisions officielles, l'industrie aurait actuellement une croissance de 3,9% contre 7,6% l'année dernière, le secteur minier serait en recul de 2,2% après une croissance de 5% il y a un an et l'agriculture devrait afficher une croissance de 2,5% seulement, contre 7% un an auparavant. La paralysie politique et des problèmes intérieurs (taux d'intérêts élevés, infrastructures insuffisantes), combinées au ralentissement global, aura eu raison des perspectives optimistes (prévisions de croissance de 9% il y a un an). La situation a des répercussions sur le moral des chefs d'entreprise, dont l'indice est tombé à 48,6 au dernier trimestre 2011 contre 66,2 il y a un an. Chine: la Chine a fait preuve, en 2009 et 2010, de sa capacité à résister à la crise internationale, mais elle est cette fois affectée par la nouvelle récession en œuvre dans les pays développés et verra sa croissance ralentie. Signe avant coureur: les importations ont reculé de 15,3% sur un an et les exportations ont baissé de 0,5%. Le FMI estime qu'en cas de violente crise en Occident, la croissance chinoise pourrait tomber à 4% au lieu des 8,2% attendu. La faiblesse de la Chine est la dépendance de son économie aux exportations. Elle a toutefois les instruments nécessaires pour soutenir l'économie avec une politique monétaire relativement restrictive et une dette publique raisonnable. Reste un dérapage de l'inflation à corriger. (IL)

 

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