Bruxelles, 20/02/2012 (Agence Europe) - Le nouveau dialogue entre la Serbie et le Kosovo, qui s'ouvre ce mardi 21 février à Bruxelles, sous les auspices de l'UE, et qui portera sur la coopération régionale et la mise en œuvre d'accords déjà signés, dont la gestion intégrée des frontières, pourrait aboutir à un accord, a annoncé lundi 20 février un diplomate européen. « Je suis optimiste sur un accord », a souligné ce diplomate qui a précisé que même s'il n'était pas optimiste, une rencontre aurait été importante en raison du Conseil 'Affaires générales' du 28 février, qui doit décider d'accorder ou non à la Serbie le statut de candidat à l'adhésion, « pour y voir plus clair sur la possibilité d'arriver à un accord ou pas ».
Selon un diplomate européen, ce sont les « notes de bas de page » qui posent problème sur la question de la participation et de la représentation du Kosovo à la coopération régionale. « S'il y a un accord, il sera important de regarder l'accord et pas les notes de bas de page. La substance est le plus important », a-t-il expliqué.
Désaccord sur les détails
Selon des médias kosovars, le Premier ministre du Kosovo Hasim Taci a déclaré dimanche 16 qu'un accord reflétera deux réalités: « le Kosovo comme un État indépendant et souverain, et la non-reconnaissance serbe de cette réalité ». « Les positions de Belgrade et de Pristina ont convergé », a-t-il précisé. M. Taci a expliqué que le Kosovo sera représenté à des initiatives régionales en tant qu'« État indépendant et souverain » et qu'il sera aussi représenté sous la note de bas de page mentionnant la résolution sur l'indépendance du Kosovo de 2008, l'avis de la Cour internationale de justice, et la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies. « Une grossière erreur », selon le négociateur serbe Borislav Stefanovi, qui s'oppose à l'appellation République du Kosovo, et espère conclure un accord qui respecte cette résolution et la Constitution serbe.
Un accord important mais pas suffisant
Mais un accord entre Pristina et le Kosovo n'est pas le seul point qui assurera à la Serbie son statut de candidat. « La coopération avec Eulex est aussi importante », a souligné ce diplomate. « Cela dépend de ce qu'il se passe sur le terrain », a-t-il ajouté. (CG)