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Bulletin Quotidien Europe N° 10557
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Huit actions pour affronter « la crise de la croissance »

Bruxelles, 20/02/2012 (Agence Europe) - Douze États membres (Espagne, Estonie, Finlande, Irlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède) réclament un plan d'action européen pour remettre l'Europe sur les rails de la croissance, dans une lettre que leurs premiers ministres ont adressée, lundi 20 février, aux présidents du Conseil européen Herman Van Rompuy et de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso en vue du Sommet européen de printemps. « Au moment où les économies de ses principaux concurrents ressortent en force de la dépression de la récente crise globale, les turbulences sur les marchés financiers et le poids de la dette rend, en Europe, la pente vers la reprise économique plus difficile à gravir », écrivent-ils selon une copie du texte obtenu par EUROPE. Ils énoncent huit priorités pour achever le marché intérieur, stimuler le libre-échange et réformer les marchés nationaux du travail. L'Allemagne et la France ne participent pas à ce processus.

Selon ces douze pays, l'achèvement du marché intérieur passe d'abord par une levée urgente des restrictions à la concurrence observées dans le secteur des services qui représente 80% de l'économie européenne. Un véritable marché numérique unique devra voir le jour d'ici 2015. Sont notamment préconisées des actions en matière de respect de la propriété intellectuelle, de paiements en ligne sécurisés et de règlement des litiges. Les pays signataires de la lettre sont également d'avis que l'engagement menant à la création d'ici 2014 d'un marché intérieur de l'énergie « authentique, efficace et efficient » doit être tenu, à travers la mise en œuvre du 3ème paquet énergie. Sur ce point, il convient de lever les barrières aux investissements dans les infrastructures énergétiques. Outre la mise sur pied d'un 'Espace européen de la recherche', un régime européen du capital-risque accroîtra les opportunités de financement pour les petites entreprises innovantes. Des services financiers « robustes, dynamiques et compétitifs » apporteront leur contribution à la stimulation de la croissance. Les États devraient réduire les garanties accordées au secteur bancaire « qui créent des distorsions dans le marché intérieur ». Et les banques devraient disposer d'un niveau approprié de fonds propres et se conformer scrupuleusement aux principes du G20 en matière de rémunération.

Les ministres accordent une place essentielle à la dimension extérieure du marché unique, appelant à « une action décisive pour ouvrir les marchés ». Une action qui repose notamment sur la conclusion « cette année » d'accords de libre-échange avec l'Inde, le Canada, les pays du Partenariat oriental (Ukraine, Géorgie, Moldavie et Arménie) et de la zone ASEAN (Singapour et Malaisie), sur le renforcement des liens commerciaux avec les pays du Sud et sur la relance des négociations avec les partenaires stratégiques, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et le Japon. Les négociations avec Tokyo devraient même débuter « avant l'été ». Pour les Douze, l'UE devrait stimuler « l'approfondissement de l'intégration économique » avec les États-Unis, en examinant toutes les options possibles, dont celle d'un accord de libre-échange, et renforcer ses relations en matière de commerce et d'investissement avec la Russie, comme avec la Chine. Enfin, les efforts devraient être poursuivis pour renforcer le système commercial multilatéral, à travers le round de Doha et des accords multilatéraux ou plurilatéraux dans des secteurs prioritaires, pour résister au protectionnisme et pour assurer au business européen un accès accru aux marchés des pays tiers.

Les douze pays plaident pour des réformes sur les marchés nationaux du travail, à travers notamment la tenue d'« un forum » sur l'évaluation mutuelle des pratiques nationales qui permettrait d'identifier et de lever les obstacles nationaux « injustifiés ». Devrait aussi diminuer le nombre de professions réglementées, et donc protégées. Et de suggérer des mesures pour favoriser la mobilité des travailleurs migrants. (MB/EH)

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