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Bulletin Quotidien Europe N° 10551
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) concurrence

Almunia - la concurrence soutient la relance industrielle

Bruxelles, 10/02/2012 (Agence Europe) - Maintenir les conditions d'un marché intérieur européen ouvert, concurrentiel et dynamique en prévenant les abus de tout ordre et en limitant l'intervention de l'État aux domaines où il peut effectivement stimuler l'innovation et la compétitivité industrielle. C'est l'idée-force développé par le vice-président de la Commission européenne, Joaquín Almúnia (Concurrence), dans son discours prononcé à Paris, vendredi 10 février, sur le thème « Politique industrielle et politique de concurrence: Quo vadis Europa ? ».

À un moment où la crise financière, la croissance molle et la crainte d'une désindustrialisation en Europe au profit des pays émergents remettent à l'ordre du jour la nécessité d'une relance de l'industrie européenne, M. Almunia explique que la politique de concurrence de l'UE peut être à la base de cette relance en renforçant le marché et en le rendant plus dynamique. Selon lui, le bon fonctionnement du marché ne doit pas être faussé par « des mesures des gouvernements ou le comportement anticoncurrentiel des entreprises privées ». Alors que le secteur financier doit être soumis à une régulation, dans les autres secteurs, notamment l'industrie, l'État doit se limiter à créer « un environnement où les entreprises puissent se développer et où l'innovation puisse prospérer ». Son action doit se situer dans le cadre d'une « approche plus large où la concurrence, la régulation et le soutien public coopèrent pour soutenir la croissance, l'efficacité économique et l'innovation ».

La nouvelle politique industrielle de l'UE, a estimé le commissaire, doit promouvoir la transition vers une économie pauvre en carbone et économe en ressources, soutenir les PME et améliorer l'environnement des affaires en allégeant les charges administratives des entreprises et en promouvant la productivité et la compétitivité. Selon lui, c'est là le « point de convergence » entre politique industrielle et politique de concurrence, qui visent toutes les deux à mieux exploiter des potentialités du marché intérieur de l'UE. Dans ce contexte, la politique de concurrence agit à plusieurs niveaux. En luttant contre les ententes, les abus de positions acquises (ex. sur les brevets), en surveillant les concentrations ou en encadrant les aides d'État, elle: - impose une compétition équitable, qui favorise l'innovation, la qualité et une pression sur les prix ; - maintient le marché ouvert, concurrentiel et dynamique (accès des nouveaux entrants et sortie des acteurs non efficaces) ; - oriente les dépenses publiques là où elles peuvent « pallier les déficiences du marché » (investissements à risque dans des secteurs innovants, effet de levier pour entraîner l'investissement privé). (FG)

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