Bruxelles, 10/02/2012 (Agence Europe) - Les organisations présentes en Égypte ont demandé, jeudi 9 février, à l'UE d'agir quant à la situation dans le pays. « L'UE ne devrait pas se croiser les bras, elle ne doit pas soutenir un tel régime », a expliqué le directeur de l'Andalus Institute for Tolerance and anti Violence Studies, Ahmed Samih. « Les jeunes (qui ont manifesté) dans la rue ne sont pas pris en compte, on ne peut pas soutenir un tel régime, si vous soutenez le parlement égyptien, vous n'allez pas dans le bon sens », a-t-il ajouté à destination des députés européens. « Élections ne veut pas dire démocratie », a-t-il ajouté, précisant que les nouveaux membres du Parlement « agissent de la même façon » que l'ancien régime.
Soulignant la méfiance des Égyptiens sur l'interférence de l'UE, Anthony Dworkin, de l'European Council on Foreign Relations (ECFR), a précisé qu'il est important que l'Union se « concentre sur le bon message politique pour gagner en légitimité ». Selon lui, ce message devrait être « un soutien à l'aspiration de la population égyptienne en faveur d'un système représentatif, se fondant sur l'état de droit ».
Situation difficile. De son coté, le directeur du bureau européen de la Fondation Adenauer, le docteur Stefan Gehrold, a raconté les difficultés de son antenne au Caire: les locaux et le matériel ont été saisis et deux de ses membres sont poursuivis pénalement, avec interdiction de sortir du territoire. Ils sont accusés de pratique illégale d'une activité d'ONG et le régime accuse la Fondation d'avoir reçu des crédits de l'étranger sans qu'ils aient été notifiés à l'Égypte. (CG)