Bruxelles, 10/02/2012 (Agence Europe) - Le ministre de l'Agriculture de la Slovénie a informé l'AREV (Assemblée des régions européennes viticoles) que son pays a rejoint le groupe des pays qui militent en faveur du maintien des droits de plantation dans le secteur du vin. La Slovénie rejoint ainsi le front des États membres opposés à la libéralisation des droits de plantation, prévue en 2015 par la Commission européenne. Rappelons que Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, a décidé récemment de créer un groupe à haut niveau sur la viticulture, pour examiner notamment la question des droits de plantation dans le secteur du vin. Il souhaite que ce groupe de travail lui remette ses conclusions avant la fin de l'année 2012.
Avec l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, la Roumanie, la Grèce, le Portugal, la République tchèque, la Hongrie, l'Autriche, la Slovaquie, le Luxembourg, Chypre et la Slovénie, ce sont désormais 14 États membres représentant 205 voix au Conseil qui se prononcent en faveur d'une révision de cet aspect de la réforme de l'OCM (organisation commune de marché) de 2008. Ces pays sont contre la fin en 2015 des droits de plantation. L'AREV précise qu'à ce jour, « il ne manque plus que 40 voix pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire pour imposer à la Commission une initiative dans ce sens dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune ». Parmi les pays à sensibilité viticole, le président de l'AREV, Jean-Paul Bachy, attend encore les réponses de la Belgique (12 voix), de la Bulgarie (10) et de la Pologne (27).
Dans un esprit constructif, l'AREV versera au dossier les conclusions - attendues début mars - d'une étude scientifique qu'elle a diligentée au printemps 2011 sur « les impacts socio-économiques et territoriaux » qu'induirait la libéralisation de droits de plantation. Cette étude consiste, à partir des données disponibles, des analyses de marché réalisées et actualisées, des études spécifiques publiées et des avis des différents experts, à prendre en considération - sans perdre de vue les enjeux de la compétition mondiale - les coûts sociaux, économiques, environnementaux et paysagers d'une telle orientation. (LC)