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Bulletin Quotidien Europe N° 10550
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ÉDUCATION - CULTURE / (ae) Éducation

Lutter contre l'échec scolaire pour renforcer l'équité (OCDE)

Bruxelles, 09/02/2012 (Agence Europe) - Les pouvoirs publics devraient investir davantage dans les établissements et les élèves défavorisés, afin de promouvoir l'égalité des chances, indique un nouveau rapport de l'OCDE (« Equité et qualité dans l'éducation - comment soutenir les élèves et les établissements défavorisés »). Apporter de l'aide à ceux qui en ont le plus besoin permettrait de réduire l'échec scolaire, de stimuler la croissance économique et contribuerait à bâtir une société plus juste, souligne l'OCDE.

À l'heure où l'Union européenne s'inquiète de ne pas arriver à atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie « EUROPE 2020 » en matière d'éducation (réduire le taux d'échec scolaire et augmenter la part des diplômés de l'enseignement supérieur, sujet qui sera au menu des discussions des ministres lors du « Conseil Éducation » du 10 février, NdlR), l'OCDE parvient à la même conclusion: l'échec scolaire reste difficile à maîtriser et affecte surtout les enfants issus de milieux défavorisés. Selon le rapport, de nombreux élèves ne maîtrisent toujours pas les compétences élémentaires et un élève sur cinq, en moyenne, dans l'OCDE, abandonne l'école avant d'avoir fini ses études secondaires. Le taux d'abandon va de 2% en Corée à 58% en Turquie pour les 25-34 ans. Dans l'Union européenne, les taux les plus bas sont enregistrés par (dans l'ordre), la République slovaque, la République tchèque, la Pologne, la Slovénie, la Suède et la Finlande (taux inférieurs à 10%) et les plus élevés par la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal (taux supérieurs à 20%, voire 50% pour le Portugal). Le rapport présente cinq recommandations pour améliorer l'équité dans les systèmes éducatifs, afin d'aider les élèves désavantagés: 1) supprimer le redoublement, jugé coûteux et inefficace. En Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et au Portugal, les coûts directs du redoublement représentent près de 10% des dépenses annuelles dans l'enseignement primaire et secondaire ; 2) éviter l'orientation précoce, qui pénalise les élèves placés dans des filières moins sélectives, sans pour autant améliorer les résultats d'ensemble ; 3) gérer le choix de l'établissement afin d'éviter la ségrégation. Au cours des 25 dernières années, plus des deux tiers des pays de l'OCDE ont décidé de donner plus de liberté aux parents pour inscrire leurs enfants dans l'établissement de leur choix, notamment par le biais d'établissements privés subventionnés. Des incitations financières pourraient encourager les meilleures écoles à accueillir des élèves défavorisés ; 4) allouer les financements en fonction des besoins des élèves et investir au stade de la petite enfance. La plupart des pays de l'OCDE ne dépensent pas assez dans les services d'accueil et d'éducation des jeunes enfants (l'investissement dans l'enseignement supérieur est presque deux fois et demi plus élevé). Il faut non seulement cibler les dépenses sur les élèves et les établissements défavorisés, mais aussi renforcer l'autonomie et la responsabilisation de ces derniers ; 5) encourager les élèves à terminer leurs études en améliorant la qualité des programmes d'enseignement secondaire professionnel, notamment les formations en alternance, et en accordant une valeur équivalente aux différentes filières du secondaire. (IL)

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