Bruxelles, 09/02/2012 (Agence Europe) - Les trois principaux partis politiques formant la coalition gouvernementale en Grèce ont marqué un accord politique, jeudi 9 février, sur les mesures d'austérité et les réformes structurelles qu'ils devront mettre en œuvre en échange d'une aide financière de 130 milliards d'euros. En fin d'après-midi, les ministres des Finances de l'Eurozone convergeaient vers Bruxelles pour évaluer les détails du 2ème sauvetage grec. Une nouvelle journée d'action syndicale est attendue, ce vendredi à Athènes, contre la nouvelle pilule d'austérité que les citoyens grecs devront avaler.
« Un accord général sur le contenu du nouveau programme » d'ajustement économique a été conclu en vue de la réunion de l'Eurogroupe, ont confirmé les services du Premier ministre grec Lucas Papademos dans un communiqué. Le parti socialiste PASOK, le parti conservateur 'Nouvelle Démocratie' et le parti nationaliste LAOS ne parvenaient pas à s'entendre sur les coupes à effectuer dans le domaine des retraites. Finalement, les derniers 300 millions d'euros d'économie proviendront essentiellement du secteur de la défense. La baisse de 22% du salaire minimum dans le secteur privé et la suppression de 15 000 emplois dans la fonction publique sont confirmées. Au total, les économies atteindront 1,5% du PIB grec en 2012. Le parlement grec est appelé à entériner le 2ème sauvetage grec dimanche 12 février.
Les principaux créanciers privés de la Grèce, réunis au sein de l'International Institute of Finance, réglaient à Paris les détails d'une participation volontaire à la restructuration partielle de la dette grecque, censée passer de 160% à 120% du PIB d'ici 2020.
Une résolution de la question grecque aurait un effet « stabilisateur » dans l'ensemble de la zone euro, a déclaré le ministre irlandais de l'Économie Michael Noonan à son arrivée à Bruxelles, préférant attendre la fin de l'Eurogroupe pour dire que le 2ème programme a été ficelé. Il a indiqué la volonté de son pays de commencer à refinancer seul sa dette sur les marchés, dès cette année. (MB)