Bruxelles, 09/02/2012 (Agence Europe) - Le renforcement de la coopération énergétique entre l'UE et la Turquie était au centre de la visite à Istanbul, jeudi 9 février, des commissaires Stefan Füle (Élargissement et Voisinage) et Günther Oettinger (Énergie), qui avaient à leur agenda des réunions avec leurs homologues turcs, le ministre des Affaires européennes et négociateur en chef pour l'adhésion, Egemen Bagýs, et le ministre de l'Énergie Taner Yildiz. « L'énergie est un sujet d'intérêt clé dans les relations UE/Turquie et pour le développement d'un programme positif entre la Turquie et l'UE proposé par la Commission comme un élément complémentaire à des négociations d'adhésion avec la Turquie », rappelait l'exécutif européen dans un communiqué publié jeudi. La Commission fait du développement ultérieur de la Turquie en tant que pont et plaque tournante pour l'énergie, une priorité de sa politique de voisinage. « À cette fin, une infrastructure doit être développée pour relier le marché européen et celui de la Turquie », poursuit le communiqué.
La Turquie, qui a de plus en plus besoin d'énergie pour alimenter sa croissance économique, veut aussi devenir une plaque tournante des livraisons vers l'Europe. Au centre du projet paneuropéen de réseau de gazoducs contournant l'Ukraine, le corridor gazier Sud, dont le projet Nabucco est un élément clé, la Turquie a d'ores et déjà conclu fin 2011 avec l'Azerbaïdjan un paquet de contrats gaziers incluant les questions des prix et du volume, à partir de 2017, du gaz en provenance du champ azéri de Shah Deniz-2 destiné à la Turquie, et un accord sur le transit par la Turquie du gaz azéri destiné à l'UE. Les deux pays se sont à cette fin entendus sur la construction du gazoduc Trans-Anatolie. Fin 2011, la Turquie a aussi autorisé Gazprom à faire passer le gazoduc South Stream dans ses eaux territoriales de la mer Noire. (EH)