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Bulletin Quotidien Europe N° 10510
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) onu/climat

Un succès à Durban est affaire de volonté politique, martèle l'UE

Bruxelles, 06/12/2011 (Agence Europe) - La conférence climatique onusienne de Durban (COP-17) est entrée lundi dans sa phase ministérielle, mais bien malin celui qui pourrait, à trois jours de sa clôture, en prédire le résultat. C'est main dans la main que la présidence polonaise du Conseil et la Commission européenne négocient au nom de l'UE (EUROPE n°10502). Une délégation du Parlement européen, conduite par Jo Leinen (S&D, Allemagne) est également à pied d'œuvre.

« Ce sommet doit déboucher sur deux résultats cruciaux: une feuille de route avec un calendrier clair pour nous acheminer vers un nouveau cadre global pour le climat qui engage toutes les économies majeures - la feuille de route de Durban - et un paquet équilibré de décisions pour mettre en œuvre les accords de Cancún. En d'autres termes, la lutte contre le changement climatique exige un paquet puissant de mesures. L'UE fera tout son possible pour aider la présidence de la COP 17 à atteindre cet objectif », a assuré lundi Marcin Korolec, le ministre polonais de l'Environnement au nom de la Présidence polonaise du Conseil de l'UE, lors d'une conférence de presse conjointe. Pour Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, forte de l'expérience acquise lors de ces conférences climatiques mondiales (c'est la huitième à laquelle elle participe), l'ingrédient majeur pour la réussite de Durban c'est la volonté politique.

« Ce qui est essentiel, c'est la volonté politique de faire le nécessaire d'ici à la fin de la semaine », a-t-elle déclaré à la presse. Mais qu'on ne s'y trompe pas, quand on entre dans les détails, « la négociation est extrêmement complexe. Le temps manque, les problèmes à résoudre sont importants et il faut que nous nous mettions d'accord. », a-t-elle ajouté en faisant état de nombreuses bilatérales organisées à cette fin. « L'UE est fermement convaincue que le monde a eu assez de temps pour réfléchir. On n'a plus besoin de réfléchir davantage mais d'agir davantage. Nous sommes prêts à nous engager sur une 2ème période de Kyoto, même si la famille des pays qui sont prêts à en faire autant va se réduisant, mais nous avons besoin de réassurances: si nous établissons un pont vers le futur, d'autres doivent nous rejoindre, pas maintenant, nous l'avons compris, mais plus tard. Que l'on soit un grand ou un petit pays, riche ou moins riche, chaque engagement que chacun d'entre nous prendra devra avoir la même valeur juridique pour tous. » Et ce n'est ni être injuste, ni trop demander. C'est, selon elle, simplement « ce qui doit être fait pour maintenir la hausse de la température en-dessous de 2 degrés Celsius ». À ce stade, les États-Unis, qui n'ont jamais ratifié le Protocole de Kyoto et ne comptent prendre aucun engagement contraignant pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre semblent de plus en plus isolés, la Chine ayant donné quelques signe d'ouverture pour s'engager. (AN)

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