Bruxelles, 06/12/2011 (Agence Europe) - Que les mesures adoptées au prochain Conseil européen soient orientées avant tout vers les investissements afin de soutenir une croissance durable. C'est le message transmis lundi 5 décembre par la Confédération européenne des syndicats (CES) aux dirigeants de l'Union européenne. La CES estime que « changer le traité n'est pas une priorité immédiate ».
Partant du constat que les réponses apportées jusque-là n'ont pas enrayé la crise financière, les auteurs de la lettre envoyée aux dirigeants de l'UE, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Toxo, respectivement secrétaire générale et président de la CES, plaident pour « une action d'envergure de la Banque centrale européenne, une aide mutuelle sous forme d'euro-obligations, une taxe sur les transactions financières » et des mesures visant à combattre la fraude fiscale.
Alors que Paris et Berlin souhaitent entamer une révision des traités européens, les deux représentant de la CES jugent que « dans les circonstances actuelles, changer le traité n'est pas une priorité immédiate ». « Des solutions constructives pour répondre à la menace existentielle à laquelle l'Union est confrontée peuvent et doivent être trouvées dans les textes existants », selon la lettre de la CES, qui ajoute. « Le soutien de la CES pour des modifications du traité ne peut être tenu pour acquis. Nous réitérons notre demande pour qu'un protocole social soit joint au traité. L'approbation de tout changement dépendra du respect des procédures démocratiques et de la reconnaissance et du traitement des conséquences sociales. Nous n'acceptons pas que les changements que nous comprenons être discutés en ce moment passent pour de simples amendements techniques. Dans tous les cas, les droits en matière de négociations collectives et l'autonomie des partenaires sociaux doivent être respectés ». (JK)