Bruxelles, 22/11/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne envisage de renforcer ses sanctions contre la politique nucléaire de l'Iran avec le gel des avoirs et l'interdiction de visa d'environ 200 personnes et sociétés supplémentaires, selon des diplomates, cités le 22 novembre par l'AFP. Ces sanctions devraient être prises officiellement lors du Conseil des Affaires étrangères du 1er décembre. L'UE étudie aussi la possibilité de prendre des mesures à l'encontre de nouveaux secteurs économiques et industriels iraniens, selon une source européenne.
La veille, lundi 21 novembre, dans une lettre adressée, entre autres, aux présidents du Conseil européen et de la Commission européenne, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a préconisé à l'Union européenne et aux États membres, aux États-Unis, au Japon, et au Canada, « ainsi qu'aux autres pays volontaires » de prendre « de nouvelles sanctions d'une ampleur sans précédent, pour convaincre l'Iran qu'il doit négocier ». Il a proposé à ses partenaires de « geler les avoirs de la Banque centrale d'Iran » et « d'interrompre les achats de pétrole iranien », en raison de son programme nucléaire. Le président français reproche à Téhéran d'accélérer son programme nucléaire, de refuser la négociation et de condamner son peuple à l'isolement. M. Sarkozy a également demandé à l'Iran de suspendre immédiatement ses activités nucléaires et balistiques illégales, et de cesser ses menaces contre les pays de la région. « Si l'Iran le souhaite, une négociation de bonne foi, que nos pays ont toujours appelé de leurs vœux, est possible », a-t-il rappelé.
Le même jour, le Royaume-Uni a annoncé la rupture de tous les liens existants entre le secteur financier britannique et les banques iraniennes.
De son côté, l'Iran a souligné qu'il n'était pas inquiet de sanctions supplémentaires. « En cas de sanction française ou d'autres pays européens, l'Iran vendra son pétrole à d'autres clients », a expliqué le vice-ministre du pétrole iranien, Ahmad Qalebani. (CG)