Barcelone, 22/11/2011 (Agence Europe) - Le Forum « North africa business and development », qui se tient à Barcelone depuis le 21 novembre et se poursuivre pendant une semaine, sous l'égide des autorités locales, politiques et économiques, sera centré cette année sur les conséquences des bouleversements sur la rive sud de la Méditerranée, en particulier au Maghreb. Accessoirement, la Catalogne entend aussi promouvoir la place de Barcelone en tant que « capitale » de l'espace euroméditerranéen, ainsi que l'ont affirmé Miguel Valls, président de la Chambre de commerce de la ville, et Senen Florensa, président de IEMED (Institut d'études euroméditerranéennes). L'invité d'honneur de la 8ème édition est la Tunisie, premier pays à avoir vécu le déclenchement de ces « révolutions » et qui a finalisé fin octobre la première phase de sa transition politique. Elle est aussi, a soutenuAndreu Bassols, directeur général d'IEMED, un pays qui, malgré une « situation délicate », fait une large place au secteur privé et dispose d'un grand potentiel en personnels qualifiés et un de ceux de la région qui se sont le plus intégrés à l'économie européenne.
En Tunisie, comme dans toute la Médiderranée, le grand défi cette année sera, selon M. Florensa, de redémarrer des économies pleinement touchées par la contraction de l'activité économique et des investissements et également affectées par la crise économique mondiale qui touche leur principal partenaire: l'Europe.
Dans ce contexte, l'enjeu de la création d'emplois est jugé vital: « L'offre d'emploi pour la jeunesse du Maghreb est sans doute la première priorité de l´agenda politique et économique », rappellent les organisateurs de l'événement.
Il sera également question durant cette session du potentiel de coopération dans les secteurs des infrastructures (énergie, télécoms et eau). L'objectif affirmé est d'identifier « les principes nécessaires dans l'établissement d'une structure légale et économique pour la mise en oeuvre » d'une action commune dans l'espace euromditerranéen. Le développement des transports est considéré comme un enjeu important en accompagnement du développement des échanges commerciaux. Il est relevé, avec intérêt, que les gouvernements dans la région renforcent leurs infrastructures de transport en modernisant les lignes existantes, en construisant de nouvelles routes et en investissant dans des réseaux de tram et des trains à grande vitesse. « Dans tous les États du Maghreb, la mise à jour des réseaux locaux est devenue un élément essentiel de modernisation, pour des raisons économiques, sociales et environnementales. L'apparition de nouvelles routes, la prolifération d'opérateurs et la modernisation d'aéroports internationaux dans la zone a multiplié le transport de personnes et de marchandises par cette voie ».
Autre champ proposé à la coopération, celui de la construction. Elle constitue un stimulant pour les économies de ces pays qui ont « investi fortement dans le tourisme et dans plusieurs projets publics d'infrastructures pour la croissance à long terme ». Le tourisme a employé environ 2.000.000 de personnes et, en termes de production économique, il a représenté l'an dernier 8% du produit intérieur brut (PIB) de ces pays, selon des données fournies en prévision du débat sur l'avenir de ce secteur, un des plus touchés par l'instabilité qui a cours actuellement. (FB)