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Bulletin Quotidien Europe N° 10499
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/grÈce

Papademos, « une tâche herculéenne » à accomplir

Bruxelles, 21/11/2011 (Agence Europe) - « La tâche qui nous fait face est une tâche herculéenne » mais « c'est la seule option pour le peuple grec », a déclaré le Premier ministre grec Lucas Papademos, lundi 21 novembre à l'issue de sa rencontre avec le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso. L'urgence consiste à appliquer l'accord marqué fin octobre sur un 2ème plan de sauvetage pour la Grèce au sommet de l'Eurozone, ainsi que les réformes économiques prévues dans le programme d'austérité grec. Il a rappelé que les négociations avaient débuté la semaine dernière avec le secteur privé en vue de procéder en janvier à un échange d'obligations. Objectif: décote de 50% de la valeur des titres de dette grecque de manière à réduire le stock de dette de 150% à 120% du PIB national d'ici 2020. D'après M. Papademos, la formation d'un gouvernement d'unité nationale constitue « une étape très importante » en vue de forger un consensus national sur les actions à mener. Et d'indiquer: « J'ai souligné l'importance pour les leaders des partis politiques soutenant le gouvernement, qui ont déjà exprimé leur soutien en lui accordant la confiance parlementaire, d'exprimer aussi leur engagement à long terme en faveur des politiques économiques destinées à relancer la croissance et renforcer la consolidation budgétaire ». Il a ajouté qu'« une telle lettre », requise par l'Eurogroupe, l'UE et le FMI, permettrait d'« éliminer les ambiguïtés et les incertitudes sur les actions à entreprendre à l'avenir », tout en reconnaissant qu'il revient aux leaders des partis concernés de décider comment ils souhaitent procéder. Le chef du parti conservateur grec 'Nouvelle démocratie' Antonis Samaras condamne cette requête vécue comme une nouvelle humiliation. Or, sans engagement écrit, la tranche d'aide de 8 milliards d'euros sans laquelle la Grèce fera défaut en décembre ne sera pas versée. « Nous avons besoin de voir un pays uni », a déclaré M. Barroso. Il est important pour les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce d'avoir « une confiance absolue » dans la volonté de la classe politique grecque de s'engager à long terme sur les objectifs fixés. « Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon », a-t-il conclu. (MB)

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