Bruxelles, 21/10/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a ouvert, de sa propre initiative, vendredi 21 octobre, une enquête en matière d'ententes et d'abus de position dominante à l'encontre des entreprises pharmaceutiques Johnson & Johnson (USA) et Novartis (Suisse). Elle tentera de déterminer si des accords contractuels conclus entre le groupe américain et des succursales du groupe suisse spécialisées dans les médicaments génériques auraient eu pour objectif d'empêcher l'entrée aux Pays-Bas des versions génériques du Fentanyl, un puissant analgésique utilisé pour le traitement des douleurs chroniques. La durée de l'enquête dépendra de la complexité de l'affaire et de la coopération des parties indique la Commission.
Celle-ci se dit particulièrement attentive aux pratiques commerciales de ce type dans le secteur pharmaceutique. Une précédente enquête en 2008-2009 a montré en effet que certaines entreprises dites « innovantes » versent des sommes d'argent pour retarder la mise sur le marché de médicaments génériques. Cela a pour effet non seulement de maintenir des positions de rente, mais surtout de réduire l'offre de médicaments et de maintenir leurs prix élevés aux dépens des consommateurs et des finances publiques.
Depuis l'ouverture de l'enquête de 2008, la Commission a lancé des procédures similaires à l'encontre du groupe français Servier, du danois Lundbeck et de l'américain Cephalon pour d'éventuelles violations des règles de la concurrence impliquant des fabricants de médicaments génériques. (FG)