Bruxelles, 21/10/2011 (Agence Europe) - Sur le marché des services, les services financiers, les investissements, le crédit hypothécaire et les services immobiliers détiennent un triste record - celui de répondre le moins aux attentes des consommateurs de l'UE, et, sur le marché des biens, ce sont les voitures d'occasion et les carburants qui ont la plus mauvaise cote, révèle le tableau de bord des marchés de la consommation 2011. C'est le sixième du genre et il a été publié le 21 octobre par la Commission.
Autant dire qu'il reste encore beaucoup à faire pour que les consommateurs de l'UE puissent concrètement tirer pleinement parti des possibilités théoriquement offertes par le marché intérieur des biens et services. Au vu de ces résultats, la Commission va faire du crédit à la consommation et des carburants deux cibles privilégiées d'une analyse approfondie pour décortiquer les problèmes rencontrés sur le marché et envisager des mesures correctives pour y remédier. La directive européenne sur le crédit à la consommation (directive 2008/48/CE) devant être révisée en 2013, les résultats de l'enquête seront utilement mis à profit.
Le tableau de bord des marchés de consommations a, rappelons-le, vocation à analyser 52 marchés de services et de biens auxquels les ménages de l'UE consacrent plus de 60% de leur budget. Cette analyse est faite à l'aune principalement de l'indicateur de performance du marché (confiance dans les détaillants/fournisseurs, satisfaction globale, comparabilité des offres, réclamations ou plaintes des consommateurs) et d'autres indicateurs aussi (différences de prix entre les pays de l'UE, possibilité de changer de fournisseur/prestataires) pour recenser les marchés les plus exposés à des dysfonctionnements et les soumettre à des études de suivi. Le tableau de bord 2011 révèle notamment que, comme en 2010, les marchés de services (14 ont été analysés) continuent d'être mal notés, les services financiers (comme le crédit à la consommation) et les services de réseau (comme la fourniture d'électricité) étant bien en dessous de la moyenne. Pour le crédit à la consommation, c'est en termes de confiance et de comparabilité des offres que le bât blesse particulièrement.
D'une manière générale, les investissements (dont les fonds de pension et les valeurs mobilières), l'immobilier et le crédit hypothécaire sont les trois marchés les moins performants, sous l'angle des intérêts des consommateurs (en 2010, les marchés des investissements, de l'immobilier et de l'internet détenaient ce record). Le crédit hypothécaire, les investissements et la fourniture d'électricité sont les marchés de services pour lesquels la facilité de changer de prestataire de service ou de tarifs est la moins bien notée.
Les marchés de biens fonctionnent beaucoup mieux que les marchés de services, sauf pour la voiture d'occasion et les carburants qui affichent la moins bonne note (en 2010, les marchés 'cancres' étaient ceux des voitures d'occasion, de l'habillement, de la chaussure et de la viande).
La situation du marché de l'électricité et de celui des carburants (le deuxième parmi les moins bien classés) est celle qui s'est le plus détériorée par rapport à 2010, ce qui reflète le sentiment du consommateur à l'égard des prix de l'électricité et des carburants.
Le rapport est accessible en ligne: http://ec.europa.eu/consumers/consumer_research/editions/cms6_en.htm (AN)